À Bouira, un projet immobilier lancé en 2014 reste en suspens. Il s’agit du projet des 35 logements VSP ( vente sur plan) de la promotion de Rechaq Belaïd.
Ainsi et après le décès en 2021 du promoteur Rachaq Belaïd, les souscripteurs à ce projet implanté au beau milieu de l’ancienne ville de Bouira, sont dans l’expectative.
Des souscripteurs dans la tourmente
En effet, les nombreuses plaintes déposées par ces souscripteurs qui se considèrent comme « lésés » auprès des autorités concernées n’ont pas abouti. Désormais, ils se retrouvent dans un tourbillon qui dure depuis de longues années, sans qu’aucune lueur d’espoir ne leur soit accordée, susceptible de sauver des dizaines de familles du sort incertain qu’elles affrontent dans des logements pour lesquels elles ont dépensé leurs économies. Selon certains souscripteurs interrogés, ils sont désormais contraints de continuer à louer des habitations à des prix qui pèsent lourdement sur leurs épaules, au lieu de bénéficier de leurs propres logements. De plus, la plupart ont vu leurs comptes postaux gelés par les banques qui leur ont accordé des prêts pour l’achat de leurs logements.
35% réalisé en … 12 ans !
Les travaux n’ont pas dépassé 35 % malgré leur lancement depuis plus de 11 ans
Depuis son lancement en 2014, ce projet a connu un rythme très lent d’exécution, les travaux n’ayant pas dépassé 35 %, avant de s’arrêter complètement après le décès du promoteur immobilier « Belaïd Rachaq » en 2021. Depuis lors, sa réalisation est restée en suspens, sans que des mesures urgentes soient prises pour relancer le projet, d’autant plus que les héritiers du promoteur ont refusé de l’achever, arguant que leur défunt parent avait accumulé des dettes auprès de particuliers et de l’administration, ce qui entraînerait la saisie de toutes les sommes auxquelles ils pourraient prétendre en cas d’achèvement du projet. Les souscripteurs appellent le wali à l’aide après que toutes les portes se sont fermées devant eux
Un imbroglio administratif sans fin
L’attente des souscripteurs du projet de 35 logements promotionnels libres du promoteur décédé « Belaïd Rachaq » s’est prolongée pour trouver une solution à la relance de ce projet en suspens, d’autant plus que la Direction du logement de la wilaya de Bouira a refusé de retirer l’agrément du promoteur décédé, au motif que celui-ci lui a été accordé par le ministère du Logement, seul habilité à le retirer.
De même, la Caisse de garantie et de caution mutuelle dans la promotion immobilière, considérée comme la garantie des souscripteurs dans des cas similaires conformément à la loi n° 11/04 relative à l’exercice de la profession de promoteur immobilier, n’a pas pu résoudre ce problème par le recours à la justice, le tribunal administratif ayant refusé de permettre à la Caisse de garantie et de caution mutuelle de se substituer au promoteur immobilier décédé en l’absence d’un document attestant le retrait de l’agrément accordé au promoteur défunt.
