L’agression américano-israélienne sur l’Iran ne se concentre plus sur les installations militaires iraniennes à Téhéran ou à Ispahan. Elle vient de se déporter vers l’île iranienne de Kharg, considérée comme étant le « cœur battant » du pétrole iranien.
Ainsi, dans la soirée du vendredi 13 mars 2026, le président américain Donald Trump a affirmé vendredi soir que des frappes aériennes américaines avaient « totalement détruit » des objectifs militaires sur l’île iranienne de Kharg, principal centre d’exportation pétrolier de l’Iran.
Dans la foulée, il a également averti que les infrastructures énergétiques de l’île pourraient être visées si Téhéran tente d’entraver la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz.
Kharg, verrou stratégique du pétrole iranien
En effet, située dans le Golfe Persique à une trentaine de kilomètres des côtes iraniennes, l’île de Kharg constitue le cœur du système d’exportation pétrolière du pays. Environ 90 % du brut iranien destiné aux marchés internationaux transite par ce terminal offshore.
Le pétrole extrait des grands gisements du sud-ouest de l’Iran y est acheminé par oléoducs avant d’être chargé sur des superpétroliers. La faible profondeur de nombreuses zones côtières iraniennes empêche ces navires géants d’accoster ailleurs, faisant de Kharg un point de passage quasi incontournable. Sa neutralisation compromettrait gravement les capacités d’exportation du pays.
Trump brandit la menace contre les installations pétrolières
En outre et dans un message publié sur Truth Social, Trump a assuré que l’armée américaine avait mené « l’un des raids aériens les plus puissants de l’histoire au Moyen-Orient », détruisant l’ensemble des cibles militaires identifiées sur l’île.
Le président US, a cependant souligné avoir «volontairement épargné» les infrastructures pétrolières, tout en prévenant que cette retenue pourrait «cesser immédiatement» si l’Iran menaçait la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz, axe maritime vital pour le commerce mondial de l’énergie. «Par décence, j’ai décidé de ne pas effacer de l’île les infrastructures pétrolières» , a écrit Donald Trump sur son réseau, Truth social.
Escorte des pétroliers par la marine américaine « très bientôt »
Par ailleurs et interrogé avant d’embarquer à bord de Air Force One, le président américain a évoqué un «déploiement imminent» de l’US Navey dans le but escorter les pétroliers traversant le détroit stratégique, affirmant que cette mesure pourrait être mise en œuvre « très bientôt ».
Une telle initiative constituerait une escalade majeure dans cette zone par laquelle transite une part essentielle des flux mondiaux de pétrole et de gaz, avec des conséquences potentielles immédiates sur les marchés énergétiques et la sécurité régionale.
