La truffe ou le Terfesse, ce champignon sous-terrain très prisé, a vu son prix chuter en l’espace de deux mois seulement.
Ainsi et alors qu’un kilogramme de ce diamant noire faisait dans les alentours de 12 000 DA en janvier dernier, son prix a considérablement baissé ces dernières semaines, pour être quasiment à la portée de toutes les bourses.
Moins 8 000 dinars en deux mois !
En effet, en l’espace de deux mois, le prix de truffe noire a été littéralement devisé par trois pour se stabiliser à 3500 DA, dans les marchés de la wilaya de Ghardaïa, à près de 500 km au sud d’Alger. « Les premières truffes que l’on surnomme « El Fal », sont récoltées généralement dans le vaste grand Erg. Durant cette période, elles coutent cher. Seule une minorité de gens aisés peuvent s’en permettre », explique El Hadj Bahous, fils de la région.
Notre interlocuteur poursuit que l’une des raisons de cette baisse est liée à l’abondance de la récolte. En effet de grandes quantités sont acheminées depuis Béchar et In Salah, en plus de celles de Ghardaïa, arrivent sur les marchés, au grand bonheur des populations.
Calibre et couleur, des critères déterminants
Autre critère déterminant les prix sont le calibre la couleur. Oscillant entre les couleurs, noires, marron et blanches, chacune avec sa saveur et son goût propre. Ainsi, et en raison de son goût assez prononcé, la truffe noire (de petite taille) se déguste sans assaisonnement après l’avoir juste fait bouillir dans de l’eau salée pour en éliminer les grains de sable qui s’y collent à sa peau. Aux saveurs, dit-on, fugitives et un peu plus grosse que la noire, la truffe blanche est généralement utilisée soit pour garnir une bonne pizza soit, et surtout, pour en concocter un succulent sauté de champignons agrémenté de « D’han ». Et enfin, celle à la couleur ocre, dont le parfum et la saveur titillent de loin bien des narines, est utilisée localement par les maîtresses des maisons comme condiment traditionnel, notamment pour les plats à base de pâtes.
Un tubercule aux multiples bienfaits
Tubercule très prisé dans l’art culinaire des Hauts-Plateaux et du sud du pays, le Terfesse est un aliment à haute valeur nutritive, contenant du sodium, du potassium, du phosphore, du chlore, du calcium, du soufre , du fer et des protides, il lui est, par ailleurs, attribué, sans toutefois que cela soit scientifiquement prouvé, des vertus tant thérapeutiques qu’aphrodisiaques.
Ce champignon de la famille des ascomycètes aux différentes formes irrégulières, prospère généralement après des fortes pluies qui arrosent les vastes étendues désertiques. Elles sont cueillies généralement à mains nues au petit matin, ou juste avant le coucher du soleil par des « fouineurs » qui les repèrent en se fiant aux craquelures du sol.
