Après les cas de gale déclarés au mois de novembre 2025, les établissements scolaires en Algérie font face à une nouvelle menace : la chenille processionnaire du Pin.
Ainsi, le ministère de la Santé publique, vient de tirer la sonnette d’alarme face à la prolifération de la chenille processionnaire du pin (Thaumetopoea pityocampa) dans les espaces verts des établissements scolaires à travers le territoire national.
Une menace silencieuse dans les écoles
En effet, le Dr Djamel Fourar, directeur général de la prévention et de la promotion de la santé, a adressé une correspondance urgente aux directeurs de wilaya relevant du ministère du Professeur Mohamed Seddik Aït Messaoudène, les appelant à instaurer une «veille sanitaire» face à la présence croissante de cet insecte dans les espaces verts scolaires.
Selon le document officiel, les larves de la Thaumetopoea pityocampa se développent principalement sur les pins — les arbres les plus répandus dans les établissements scolaires algériens — et sont recouvertes de micro-soies urticantes susceptibles d’être libérées dans l’air ou par contact direct.
Des risques sanitaires pour les élèves
Le même document, souligne que l’exposition à ces soies peut provoquer chez les enfants plusieurs pathologies :
• Réactions cutanées : urticaire, irritations de la peau
• Atteintes oculaires : conjonctivite
• Manifestations respiratoires : aggravation de l’asthme et autres affections pulmonaires
Ces risques sont d’autant plus préoccupants que les enfants, naturellement attirés par ces chenilles, ont tendance à les manipuler, surtout au printemps, saison de prolifération de l’insecte.
Des mesures de prévention préconisées
Face à cette situation, le Directeur général de la prévention préconise trois axes d’action prioritaires, notamment le renforcement de la vigilance dans les structures sanitaires pour la prise en charge rapide des cas allergiques liés aux chenilles processionnaires, la sensibilisation du personnel de santé scolaire et les équipes éducatives aux risques liés au contact avec les chenilles ou leurs nids et informer et protéger les élèves en instaurant des mesures de prévention dans les établissements scolaires pour éviter tout contact avec l’insecte
Enfin et dans le but d’établir une cartographie nationale du phénomène, le Dr Fourar appelle les directeurs de wilaya à lui transmettre tout signalement de cas observés en milieu scolaire, accompagné d’un état récapitulatif précisant la nature et le nombre de cas enregistrés.
