Les relations diplomatiques entre l’Algérie et la France tendent vers le réchauffement ces dernières semaines.
Ainsi et après la dernière visite du ministre de l’intérieur français, M. Laurent Nuñez à Alger, certains signaux font état d’un « frémissement » entre les deux nations, mais rien de bien concret.
Cependant, un appel entre les deux chefs de la diplomatie des deux pays vient d’officialiser ce qu’on pourrait désormais qualifier d’un début de dégel entre la France et l’Algérie.
Des relations bilatérales passées en revue
En effet, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a reçu, le 15 mars, un appel téléphonique de son homologue français, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, indique le ministère des Affaires étrangères.
Au cours de cet entretien, les deux chefs de la diplomatie ont examiné l’état actuel des relations entre l’Algérie et la France, ainsi que les perspectives de coopération entre les deux pays. Cette discussion s’inscrit dans un contexte marqué par la volonté des deux capitales de maintenir un dialogue politique régulier.
Sahel, Moyen-Orient et Liban…
En outre et selon la même source, les échanges ont porté sur plusieurs dossiers régionaux sensibles, notamment la situation sécuritaire dans l’espace sahélo-saharien et les développements liés au processus de règlement de la question du Sahara occidental. Ces deux sujets demeurent au cœur des préoccupations diplomatiques d’Alger et de Paris.
Les deux ministres ont par ailleurs évoqué les évolutions préoccupantes au Moyen-Orient, soulignant leurs lourdes répercussions aux plans régional et international.
Dans ce contexte, une attention particulière a été accordée à la situation au Liban, considérée comme une source d’inquiétude commune pour les deux pays, en raison de l’instabilité politique et sécuritaire qui y prévaut.
