Le débat s’enflamme de nouveau sur les réseaux sociaux. Depuis quelques jours, de nombreuses publications affirment que le bénéfice de la nouvelle allocation touristique sera, à compter du 20 juillet 2026, strictement réservé aux voyageurs empruntant les voies aérienne et maritime.
Ainsi, selon ces rumeurs, les déplacements par voie terrestre seraient désormais exclus du droit au change dédié aux voyages à l’étranger.
Pourtant, une vérification des données officielles disponibles à ce jour ne montre l’émission d’aucune nouvelle décision ou instruction de la part de la Banque d’Algérie ou du ministère des Finances venant confirmer un tel changement.
Actuellement, les textes réglementaires en vigueur continuent d’inclure le transport terrestre parmi les modes de voyage éligibles. Pour rappel, la Banque d’Algérie avait annoncé l’année dernière l’entrée en vigueur de l’instruction n° 05-2025 relative à l’allocation de change destinée aux citoyens voyageant à l’étranger, fixée au 20 juillet. Ces mesures visent à faciliter les déplacements des Algériens hors des frontières nationales, tout en imposant des mécanismes de régulation et de contrôle pour encadrer les opérations de change et limiter tout usage illégal.
Ce qu’il faut savoir sur l’allocation touristique
Selon le nouveau dispositif, le montant de l’allocation est fixé à 750 euros pour les citoyens adultes, et à 300 euros pour les mineurs. Il est souligné que cette aide n’est octroyée qu’une seule fois par an et qu’il est impossible de cumuler plusieurs allocations sur une même période.Parmi les conditions requises, la durée du séjour à l’étranger doit être d’au moins sept jours. Les voyages liés au Hadj sont quant à eux exclus de cette réglementation.
De plus, le bénéficiaire doit finaliser les procédures de paiement au moins trois jours ouvrables avant la date du départ, auprès de la Banque d’Algérie ou des banques agréées. Le dossier à fournir doit comprendre un passeport en cours de validité, un billet de voyage aller-retour, ainsi qu’une copie du visa pour les pays soumis à cette obligation. Les procédures stipulent également que toute personne ayant déjà bénéficié de l’allocation de change au cours des douze mois précédents ne peut y prétendre à nouveau durant la même période.
Modalités de retrait et sanctions encourues
La réception effective des devises s’effectue au niveau du point de sortie du territoire national — qu’il s’agisse des aéroports, des ports ou des postes frontaliers terrestres — sur présentation des documents requis, notamment le passeport, le titre de voyage ou le reçu de paiement. La valeur de la prime, la devise et la date d’octroi sont alors mentionnées sur le passeport.
En contrepartie, l’instruction prévoit des mécanismes de restitution des fonds dans des cas bien précis. Le voyageur est tenu de restituer le montant dans un délai de cinq jours ouvrables à compter de la date de retour si le voyage est annulé, ou si la durée du séjour s’avère inférieure au seuil minimum fixé.
Enfin, la réglementation prévoit des sanctions strictes en cas de fraude ou d’infraction aux conditions d’éligibilité. Celles-ci peuvent aller jusqu’à l’interdiction de bénéficier de l’allocation touristique pour une durée de cinq ans, sans préjudice de poursuites judiciaires selon la nature de l’infraction.
En somme, face à la persistance de ces rumeurs non fondées concernant l’exclusion du transport terrestre, les textes officiels en vigueur continuent de l’inclure au même titre que les transports aérien et maritime, et ce, jusqu’à l’éventuelle publication d’un communiqué officiel annonçant le contraire.
