L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, désormais de nationalité exclusivement française, a publiquement reconnu pour la première fois descendre d’une famille de harkis.
Des révélations faites dans une interview accordée au journaliste Jean-Jacques Bourdin sur sa chaîne YouTube, qui confirment ce qui était jusque-là considéré comme un secret de polichinelle.
Un père « combattant distingué » dans les rangs de l’armée française
En effet, dans cet entretien, Sansal évoque sans détour son environnement familial, décrivant une famille profondément convaincue que « l’Algérie est française ». Il décrit son père comme un « combattant distingué », hautement estimé pour sa collaboration avec la France coloniale, ayant servi dans les rangs de l’armée française et reçu plusieurs décorations militaires.
L’écrivain révèle également que son père s’est distingué par des capacités sportives exceptionnelles, qui l’ont conduit à intégrer les bataillons sportifs de l’armée française, où il a remporté plusieurs médailles lors de compétitions militaires et d’olympiades européennes.
Une année de prison en Algérie pour « atteinte à l’unité nationale »
Ces révélations interviennent dans un contexte particulièrement chargé pour Boualem Sansal. Arrêté en novembre 2024 à l’aéroport d’Alger, il avait été condamné en juillet 2025 à cinq ans d’emprisonnement pour « atteinte à l’unité nationale », à la suite de déclarations controversées remettant en cause les frontières historiques de l’Algérie et affirmant que certaines régions algériennes auraient autrefois appartenu au Maroc.
Gracié par le président Tebboune et déchu de la nationalité algérienne
Après une année passée derrière les barreaux, Sansal a été libéré le 12 mars 2025 à la faveur d’une médiation internationale, impliquant notamment l’intervention du président allemand Frank-Walter Steinmeier, qui s’est entretenu directement avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune. À sa sortie de prison, il a été pris en charge médicalement à Berlin avant de rentrer en France, où il a été reçu par le président Emmanuel Macron à l’Élysée.
Depuis, Boualem Sansal a annoncé publiquement, lors d’un débat sur la caricature et la démocratie organisé à l’École Édouard Quinet à Paris en février 2026, avoir été officiellement déchu de la nationalité algérienne. Il est désormais citoyen exclusivement français, selon les informations rapportées par Le Figaro.
