L’escalade militaire entre les États-Unis, Israël et l’Iran bouleverse l’équilibre énergétique mondial et provoque une hausse spectaculaire des prix du pétrole.
Ainsi, aux États-Unis, cette flambée se traduit par une augmentation brutale du prix de l’essence, alimentant le mécontentement populaire et mettant sous pression le président Donald Trump.
Le pétrole russe à la rescousse de Trump
En effet, face à une inflation persistante et à la colère des automobilistes, l’administration américaine a pris une décision inattendue : autoriser temporairement la vente d’une partie du pétrole russe, malgré les sanctions en vigueur contre Moscou.
Selon le quotidien The New York Times, le secrétaire au Trésor Scott Bessent a confirmé que Washington permettrait à la Russie d’écouler certains stocks pendant une durée d’un mois afin d’inonder le marché mondial et faire baisser les prix des carburants.
Suspension partielle des sanctions sur le pétrole russe
Concrètement, les États-Unis ont levé de manière provisoire les restrictions visant le pétrole russe actuellement stocké en mer. Cette mesure autorise son acheminement vers des acheteurs internationaux afin d’accroître l’offre mondiale de brut.
Les exemptions accordées par le département du Trésor resteront en vigueur jusqu’au 11 avril.
Selon Scott Bessent, l’arrivée de ces volumes supplémentaires pourrait injecter des centaines de millions de barils sur les marchés, contribuant à stabiliser les prix, proches des 100 dollars le baril en raison des tensions avec l’Iran.
Une décision dictée par l’urgence économique
Si les compagnies pétrolières américaines profitent de la hausse des cours, les ménages subissent de plein fouet l’explosion du coût du carburant. Cette situation alimente la contestation intérieure et fragilise la position politique de Donald Trump.
La semaine précédente, Washington avait déjà autorisé l’acheminement vers l’Inde d’une cargaison de pétrole russe immobilisée en mer, signe d’un assouplissement ponctuel des sanctions pour stabiliser le marché énergétique mondial.
Le conflit iranien perturbe les routes pétrolières
Par ailleurs, la guerre au Moyen-Orient a profondément désorganisé les secteurs de l’énergie et du transport maritime. Le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, fonctionne au ralenti, accentuant les tensions sur l’approvisionnement.
Enfin et depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022, la Russie fait l’objet de sanctions sévères imposées par les États-Unis et les pays du G7, notamment un plafonnement du prix du brut russe et des mesures visant sa « flotte fantôme », utilisée pour contourner les restrictions.
