L’Algérie franchit un cap inédit dans le secteur des technologies aériennes.
Ainsi, le Centre de recherche en technologies industrielles (CRTI), via sa filiale EPE CRTI SKY-TEC ENGINEERING SPA, vient d’obtenir le premier agrément national de formation aux systèmes d’aéronefs sans pilote à bord (drones) des catégories 1 et 2 — une première dans l’histoire du secteur en Algérie.
Une accréditation historique pour le secteur drone algérien
En effet, c’est une reconnaissance officielle qui change la donne. L’agrément, délivré dans le cadre d’une collaboration avec le Centre national des systèmes d’aéronefs sans pilote à bord (CNSASB), habilite désormais EPE CRTI SKY-TEC ENGINEERING SPA à dispenser des formations certifiées pour pilotes de drones professionnels — catégories 1 et 2.
Aucune structure nationale n’avait jusque-là obtenu ce type d’accréditation. Le CRTI comble ainsi un vide réglementaire et positionne l’Algérie sur une trajectoire de structuration sérieuse d’un marché en expansion mondiale.
Entreprises, administrations, particuliers : qui peut se former ?
Les programmes de formation sont ouverts à un spectre large d’acteurs :
Entreprises privées opérant dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie, de la construction ou de la sécurité
• Administrations et organismes publics ayant des besoins opérationnels liés aux drones
• Particuliers souhaitant se professionnaliser dans ce domaine à forte valeur ajoutée
L’objectif est de répondre à une demande croissante de pilotes qualifiés, dans un contexte où les applications commerciales et industrielles des drones se multiplient.
Par ailleurs, l’obtention de cet agrément est le résultat d’un partenariat structuré entre le CRTI et le CNSASB. Cette collaboration a permis de réunir les expertises techniques et réglementaires nécessaires pour monter un dispositif de formation homologué, conforme aux standards nationaux en vigueur.
Ce type de synergie entre centres de recherche et organismes de régulation constitue précisément le modèle que l’Algérie cherche à généraliser dans ses filières technologiques prioritaires.
Drones et souveraineté technologique : la stratégie derrière l’accréditation
Au-delà de la formation, cette accréditation s’inscrit dans une ambition plus large : réduire la dépendance aux compétences étrangères dans le domaine des technologies émergentes et ancrer localement les savoir-faire critiques liés aux systèmes autonomes.
Enfin, le CRTI — établissement sous tutelle du ministère de l’Industrie — confirme ainsi son rôle de levier dans la politique nationale d’innovation, à l’heure où le drone est devenu un outil stratégique dans des secteurs aussi divers que la surveillance, l’inspection d’infrastructures, la cartographie ou la logistique.
