La violence routière continue d’endeuiller les familles algériennes.
En l’espace de quelques heures, deux graves accidents de la circulation survenus dans les wilayas de Sidi Bel Abbès et de Médéa ont coûté la vie à huit personnes, rappellant l’urgence d’une prise de conscience sur nos routes.
Choc fatal de Sidi Bel Abbès : 5 morts et un blessé critique
Le premier drame s’est produit en début de soirée dans l’ouest du pays. Les secours de la Protection civile sont intervenus à 19h51 sur la Route nationale n°101 (RN 101), suite à une collision d’une rare violence entre deux véhicules légers.
L’accident, localisé dans la commune d’Aïn Kada (daïra de Sidi Ali Boussidi), a transformé la chaussée en scène de chaos. Le bilan est lourd : cinq (05) personnes ont perdu la vie sur le coup. Leurs dépouilles ont été transférées vers la morgue locale. Deux autres passagers ont été blessés, dont l’un se trouve actuellement dans un état critique. Après avoir reçu les premiers soins d’urgence sur place, les survivants ont été évacués vers l’hôpital le plus proche.
Drame familial à Médéa : trois membres d’une même famille fauchés
Plus tard dans la soirée, à 21h12, c’est la wilaya de Médéa qui a été le théâtre d’une terrible tragédie humaine. Dans le centre-ville de la commune de Sedraïa (daïra d’El Kalb El Kébir), juste devant le stade communal, une camionnette a violemment renversé trois piétons.
Les victimes appartenaient toutes à la même famille. Le choc n’a laissé aucune chance à cet homme de 53 ans, cette femme de 52 ans et cet adolescent de tout juste 15 ans. L’unité de la Protection civile d’El Azizia s’est immédiatement projetée sur les lieux pour évacuer les corps vers le dispensaire de Sedraïa.
Ces deux nouveaux accidents viennent s’ajouter à une liste déjà trop longue de tragédies quotidiennes sur le réseau routier national. Malgré les campagnes de sensibilisation à répétition et le renforcement des contrôles, l’hécatombe routière en Algérie refuse de faiblir, alimentée le plus souvent par l’excès de vitesse, l’inattention et le non-respect du code de la route. Alors que les services de la Protection civile restent en première ligne, la question de la sécurité routière s’impose plus que jamais comme une urgence nationale.
