Dans une volonté affirmée de structurer l’espace aérien national et de renforcer la sécurité publique, le Ministère de la Défense Nationale (MDN) a lancé un appel pressant aux propriétaires de drones à travers le territoire.
L’objectif est clair : sortir ces appareils de la «zone grise» administrative pour les intégrer dans un cadre légal rigoureux.
Une opération de régularisation d’envergure
En effet, le MDN, via un communiqué officiel, a réitéré l’importance de l’opération de régularisation en cours.
Cette initiative vise à recenser de manière exhaustive les systèmes d’aéronefs sans pilote (UAV) détenus par des particuliers, des institutions publiques ou des entreprises privées. « Cette démarche s’inscrit dans une stratégie globale visant à encadrer l’usage des drones conformément à la législation en vigueur, garantissant ainsi la protection des biens et des personnes », précise le texte du ministère.
Le 30 avril : Date butoir pour les retardataires
Le temps presse pour les utilisateurs n’ayant pas encore déclaré leur matériel. Le Centre national des systèmes d’aéronefs sans pilote à bord a fixé une échéance stricte : le 30 avril courant.
Passé ce délai, les propriétaires s’exposent aux sanctions prévues par la loi. Le centre invite donc tous les acteurs concernés à se rapprocher de ses services pour finaliser les procédures d’enregistrement.
Un accompagnement technique et pédagogique
Conscient des enjeux technologiques, le MDN ne se contente pas d’un rôle répressif. Le Centre national s’est transformé en véritable pôle d’orientation :
● Accueil personnalisé : Des équipes dédiées reçoivent citoyens et professionnels pour faciliter les démarches.
● Expertise pratique : Des explications techniques sont fournies pour assurer une utilisation optimale et sécurisée des appareils.
● Polyvalence d’usage : La régularisation couvre aussi bien les activités professionnelles (cartographie, agriculture, inspection) que les loisirs.
Vers une utilisation responsable
En instaurant ce registre national, l’Algérie rejoint les standards internationaux en matière de surveillance et de gestion de son espace aérien. Pour les autorités, il s’agit non seulement de prévenir les risques sécuritaires, mais aussi d’offrir aux utilisateurs une sécurité juridique totale dans l’exercice de leurs activités.
Les propriétaires de drones sont désormais prévenus : la légalité est à portée de main, mais le calendrier, lui, est compté.
