L’entreprise publique algérienne Sonatrach conserve sa place de première entreprise d’Afrique dans la 27ᵉ édition du classement des 500 plus grandes entreprises africaines, publiée le 3 mars 2026 par Jeune Afrique.
Ainsi, cette nouvelle édition révèle également un chiffre d’affaires cumulé record pour les grandes entreprises du continent.
Un chiffre d’affaires record pour les grandes entreprises africaines
En effet et selon le classement Top 500 des entreprises africaines 2026, les sociétés retenues — hors secteur financier — ont généré un chiffre d’affaires total de 782,8 milliards de dollars.
Ce résultat représente une hausse de 6,2 % par rapport à l’édition précédente, effaçant la baisse de 3,1 % enregistrée en 2025. Il dépasse également le précédent record établi en 2022 avec 759,6 milliards de dollars.
Le classement s’appuie principalement sur les résultats financiers de l’exercice 2024, ainsi que sur des données arrêtées à juin 2025 pour les groupes dont les exercices comptables sont décalés.
Sonatrach reste la plus grande entreprise d’Afrique
En outre, dans ce classement, Sonatrach confirme son statut de leader économique du continent africain. Le groupe énergétique algérien affiche un chiffre d’affaires de 64,813 milliards de dollars en 2024, pour un bénéfice net de 7,334 milliards de dollars.
Le secteur de l’énergie demeure d’ailleurs le plus dominant dans le classement, représentant 27 % de la valeur totale du Top 500 des entreprises africaines.
Derrière Sonatrach, le classement est complété par :
NNPC (Nigeria)
Vivo Energy Group
Eskom (Afrique du Sud)
La National Oil Corporation (NOC) de Libye fait également un retour remarqué en cinquième position, avec plus de 18 milliards de dollars de chiffre d’affaires.
L’Afrique du Sud reste très dominante
Malgré une légère baisse de son influence ces dernières années, l’Afrique du Sud demeure le pays le plus représenté dans le classement, concentrant près de 40 % de la valeur totale des entreprises du Top 500.
La performance globale des entreprises africaines a notamment été soutenue par la stabilisation de plusieurs monnaies africaines et par la hausse des prix de certaines matières premières.
Le prix de l’or a ainsi progressé de 23 % pour atteindre 2 388 dollars l’once, tandis que le cuivre a enregistré une hausse de 8 % pour atteindre 9 142 dollars la tonne.
Plus de 90 entreprises africaines ont bénéficié d’un effet positif des taux de change, en particulier celles opérant en dehors de la zone CFA.
Dangote pourrait bouleverser le classement en 2027
Le groupe nigérian Dangote Industries Limited (DIL) ne figure pas dans l’édition 2026 du classement, faute de données financières consolidées jugées suffisamment fiables.
Cependant, la raffinerie géante de Lekki, entrée en pleine capacité de production début 2026, pourrait changer la donne.
Selon les estimations, le groupe pourrait générer un chiffre d’affaires potentiel d’environ 50 milliards de dollars, ce qui lui permettrait d’intégrer le Top 500 dès l’édition 2027 et de redistribuer l’équilibre économique du classement africain.
