Après le fiasco des Verts lors du Mondial, l’heure est au bilan et aux grandes décisions.
Selon des informations exclusives, le sélectionneur national Vladimir Petkovic s’apprête à présenter sa démission au président de la FAF, Walid Sadi. Retour sur les coulisses d’un départ annoncé.
Une rupture à l’amiable actée après le désastre américain
Le séisme tant attendu secoue la sélection algérienne. Suite à la débâcle historique des Fennecs en Coupe du monde, l’avenir de Vladimir Petkovic à la tête de l’équipe nationale semble définitivement scellé.
D’après les révélations de la chaîne de télévision Echourouk News, qui s’appuie sur des « informations officielles » issues directement du staff technique, le technicien bosnien est sur le point de rendre son tablier.
Vladimir Petkovic s’est déjà entretenu par téléphone avec le président de la Fédération algérienne de football (FAF) et ministre des Sports, Walid Sadi, pour lui signifier son intention claire de quitter son poste. Un rendez-vous crucial est d’ailleurs programmé la semaine prochaine entre les deux hommes afin de finaliser les termes d’une séparation à l’amiable.
Une séparation à moindre coût : moins de 350 000 € d’indemnitésm
La FAF s’apprête à activer la clause de rupture figurant dans le contrat de Vladimir Petkovic. Lors de sa signature, le président Walid Sadi avait habilement négocié un avenant bilatéral très clair : en cas d’objectifs non atteints — que ce soit à la CAN, lors des éliminatoires ou suite à ce parcours jugé insuffisant au Mondial américain —, le divorce se ferait à l’amiable. Le technicien bosnien repartirait alors avec seulement deux mois de salaire en guise de traitement de départ.
Si Petkovic décidait de claquer la porte de son propre chef (une option peu probable, sauf en cas d’offre surprise de la Pologne), c’est lui qui devrait verser cette même somme à la FAF, soit un montant oscillant entre 320 000 € et 350 000 €. Quoi qu’il en soit, le sélectionneur ne repart pas les poches vides : il a déjà empoché un bonus d’un demi-million d’euros pour la qualification au Mondial, auquel s’ajoutera la prime liée au passage des Verts en seizièmes de finale.
Les choix tactiques de Petkovic pointés du doigt
Ce départ sonne comme la suite logique d’un Mondial totalement manqué sur le sol américain. Durant la compétition, les décisions du sélectionneur ont été vivement critiquées, frôlant parfois le « suicide sportif » :
- Une charnière centrale totalement aux abois et en manque de repères.
- Un milieu de terrain orphelin de leader, naviguant sans boussole.
- Une attaque fantomatique incapable de se montrer dangereuse devant les buts.
« Aligner une équipe sans colonne vertébrale face aux meilleures nations du monde, la sentence était inévitable pour les Verts. »
Chronique d’un naufrage prévisible pour les Fennecs
Pour les observateurs avertis, ce naufrage de l’équipe d’Algérie n’est en rien une surprise. Les signes avant-coureurs d’un manque cruel d’âme et de certitudes tactiques étaient déjà visibles lors d’un premier tour particulièrement poussif face à l’Argentine, la Jordanie et l’Autriche.
Le divorce entre Petkovic et le public algérien semble consommé. La FAF s’apprête désormais à tourner une page douloureuse pour entamer un nouveau cycle de reconstruction.
