Les tensions entre Madrid et Rabat continuent de produire des répercussions sur la scène politique espagnole. Dans ce contexte, l’Algérie apparaît de nouveau comme un acteur incontournable, notamment en raison de son poids énergétique et de l’importance de ses relations avec l’Espagne.
Le gaz algérien, un levier stratégique
En effet, alors que le gouvernement de Pedro Sánchez cherche à gérer les conséquences politiques de la crise avec le Maroc, certaines voix en Espagne mettent en garde contre toute tentative de rapprochement avec Rabat qui se ferait au détriment des relations avec Alger.
D’ailleurs, le président du Parti nationaliste basque (PNV), Aitor Esteban, a souligné le poids des relations avec l’Algérie dans les choix de Madrid. Interrogé par El Correo sur les éventuelles pressions exercées par le Maroc sur le gouvernement espagnol, le responsable politique a notamment rappelé le scandale Pegasus et le spectaculaire changement de position de Madrid sur la question du Sahara occidental intervenu quelques mois après.
Selon lui, cette évolution constitue un tournant politique majeur dont les causes restent difficiles à expliquer publiquement. Il estime également que la proximité croissante entre Rabat, Washington et l’entité sioniste a renforcé la position du Maroc sur la scène internationale.
Dans cette configuration, l’Algérie conserve toutefois un atout majeur : l’énergie. Madrid aurait ainsi été contrainte de renouer le dialogue avec Alger sur la question gazière.
Vers un nouveau round de négociations énergétiques
Cette évolution intervient alors que les deux pays ont engagé des discussions visant notamment à revoir les volumes de gaz exportés vers l’Espagne ainsi que les conditions tarifaires.
La visite de Pedro Sánchez à Alger a constitué une étape importante dans cette reprise du dialogue. Elle avait notamment débouché sur une décision visant à augmenter de 10 % les livraisons de gaz algérien à l’Espagne via le gazoduc Medgaz.
Cette hausse revêt une portée particulière dans un contexte où le gazoduc Maghreb-Europe, qui transitait par le Maroc, n’est plus utilisé par l’Algérie depuis novembre 2021. Le renforcement du rôle de Medgaz confirme ainsi la volonté de Madrid de sécuriser ses approvisionnements directement auprès d’Alger.
La prochaine échéance : la commission mixte
Les discussions énergétiques devraient désormais entrer dans une nouvelle phase à l’approche de la réunion de la Haute Commission mixte algéro-espagnole, annoncée pour le mois prochain à Madrid.
Les orientations politiques ayant déjà été arrêtées au niveau gouvernemental, les échanges devraient notamment porter sur les modalités techniques de leur mise en œuvre. Les groupes énergétiques Sonatrach et Naturgy pourraient ainsi jouer un rôle central dans cette étape.
Pour Aitor Esteban, cette dynamique pourrait néanmoins être exposée aux tensions persistantes entre Madrid et Rabat. Le responsable politique espagnol redoute notamment que le Maroc tente d’utiliser ses relations avec certains responsables espagnols ou les informations issues de l’affaire Pegasus comme moyens de pression.
Alger incontournable dans les calculs de Madrid
Au-delà de la crise diplomatique avec le Maroc, cette séquence confirme surtout le poids stratégique de l’Algérie dans les choix de politique étrangère et énergétique de l’Espagne.
Pour Madrid, le rapprochement avec Alger répond à une nécessité économique et énergétique, mais également à la volonté de rééquilibrer ses relations avec les principaux acteurs du Maghreb.
K.B
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2 commentaires
article très prétentieux, sont auteur oublie certaines réalités les économies espagnol et marocaine sont interconnecté beaucoup d’entreprises espagnol sont installés au Maroc elle participe à la chaîne d’approvisionnement Européenne, il y plus de 23 milliards d’euros d’échanges entre les deux pays, la crise actuelle se terminera après les élections espagnol et tout reprendra comme avant, l’Algérie ne pourra jamais occupé la place qu’occupe le Maroc, l’Algérie sera toujours ce qu’elle est cet à dit la station service de l’Europe.
Bonsoir. Ce ne sont là uniquement que des faits que la journaliste en question a retranscrit sans la moindre prétention et en toute objectivité. Bonne soirée monsieur.