La présidente de l’association France-Algérie, Ségolène Royal, a vivement réagi à la Une controversée de Paris Match sur la visite du pape Léon XIV en Algérie.
Ainsi, dans un post sur ses réseaux sociaux, elle dément catégoriquement les allégations sur une prétendue persécution des catholiques et des églises « fermées » en Algérie.
Royal à Paris Match : « Les églises ne sont ni fermées ni interdites en Algérie »
En effet, face aux insinuations du magazine français, qui laissait entendre que la communauté catholique serait persécutée en Algérie, Ségolène Royal a opposé un démenti sans appel. « Non Paris Match, les églises ne sont ni fermées ni interdites en Algérie », a-t-elle écrit, dénonçant des informations qui visent, selon elle, à dénigrer la visite historique du pape Léon XIV à Alger pour des raisons qu’elle qualifie de « peu glorieuses ».
L’ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2007 invite le magazine à «se renseigner» auprès du cardinal Jean-Paul Vesco, archevêque d’Alger, qui pourrait confirmer que les églises sont non seulement ouvertes, mais également protégées et entretenues par les autorités algériennes.
Un rappel historique : le clergé aux côtés du peuple algérien
Ensuite, Ségolène Royal replace ce débat dans son contexte historique, rappelant que durant la guerre d’indépendance algérienne, le clergé catholique, à l’image de l’archevêque Léon-Étienne Duval, avait « courageusement dénoncé la torture et les violences coloniales», plaidant pour une solution fondée sur l’égalité, le respect et la coexistence pacifique. Une figure qui alla jusqu’à refuser l’entrée armée du général Massu dans la cathédrale d’Alger, symbole fort d’un refus de la militarisation du fait religieux.
Dialogue interreligieux : un appel à dépasser les tensions franco-algériennes
Enfin, selon Ségolène Royal, la visite du pape en terre d’Islam est avant tout un signal fort en faveur du dialogue interreligieux et de la paix dans un monde en crise. Elle appelle ceux qui souhaitent œuvrer pour la paix à se réjouir de cet événement, plutôt qu’à l’instrumentaliser. Elle dénonce au passage les voix qui font, selon ses termes, « de la hargne contre l’Algérie un fond de commerce », alimentant artificiellement les tensions entre les deux peuples.
