L’influenceur algérienn Raouf Belkacemi, condamné injustement à trois mois de prison ferme par le Makhzen marocain, vient de donner de ses nouvelles à partir des geôles marocaines.
Ainsi et dans une lettre manuscrite publiée sur le réseau social de son père, Raouf Belkacemi, a adressé un message à ses abonnés et à ses admirateurs, dans lequel il les a rassurés sur sa situation, affirmant qu’il est « en bonne santé » et qu’il attend la fin de sa peine pour reprendre son activité sur les plateformes des réseaux sociaux.
« Je vais bien, Dieu merci…»
En effet, Belkacemi a commencé par saluer ses abonnés, déclarant qu’il «allait bien, Dieu merci», et qu’il attendait la date de sa sortie pour les retrouver à nouveau. Commentant la décision rendue à son encontre, il a déclaré : « Trois mois et ça passera », considérant ce qui s’est passé comme « le destin et la volonté de Dieu ».
L’intéressé a affirmé que l’expérience, malgré sa dureté, ne l’a pas affecté négativement, mais l’a plutôt – selon ses termes – renforcé mentalement et rendu plus mûr, ajoutant qu’elle lui a donné « de la compréhension et de la maturité » et l’a rendu meilleur. Il a également exprimé sa nostalgie des diffusions en direct sur l’application « TikTok » et de la publication de ses vidéos, indiquant qu’il reviendra vers son public après l’expiration de sa peine. Il a mentionné que les messages qu’il reçoit de ses abonnés par l’intermédiaire de proches contribuent à remonter son moral au sein de l’établissement pénitentiaire.
À l’origine de l’affaire, une vidéo tournée dans les tribunes lors du huitième de finale face à la République démocratique du Congo. Sur un registre volontairement humoristique, Raouf Belkacemi suggère s’être uriné dessus sous l’effet du stress. Une mise en scène qu’il affirme être un simple canular. Convoqué pour enquête, il est d’abord auditionné puis relâché. À sa sortie, il explique publiquement que le liquide visible était une boisson et que des éléments matériels ( caméras de surveillance, présence de stadiers, témoins sur place ) permettraient de confirmer sa version. Mais la justice du Makhzen marocain en a décidé autrement.
