Le tournage d’un documentaire inédit sur le parcours artistique de Lounis Ait Menguellet a officiellement débuté le samedi 11 avril 2026 à Tizi-Ouzou.
Ainsi, il s’agit d’une œuvre réalisée par ses enfants, Djaffar et Hayet, pour célébrer plus de six décennies de création, de sagesse et de rayonnement de la chanson kabyle.
Un hommage familial
C’est à Tizi-Ouzou que le premier coup de caméra a marqué le lancement d’un documentaire exceptionnel consacré à Lounis Ait Menguellet, monument incontournable de la chanson amazighe et algérienne.
Porté par ses enfants Djaffar et Hayet, eux-mêmes artistes, ce projet cinématographique retrace fidèlement une carrière artistique de plus de 60 ans, depuis les premiers vers du jeune poète jusqu’aux grandes scènes qui lui sont aujourd’hui acquises.
Lounis Ait Menguellet : 60 ans de création
Né le 17 janvier 1950 à Ighil Boumass, en Haute Kabylie, Lounis Ait Menguellet entame sa carrière en 1967, à seulement 17 ans, avec une première apparition remarquée sur Radio Chaîne 3, dans l’émission “Ichenayen ouzaka” — littéralement “Les chanteurs de demain” — animée par le regretté Chérif Khedda, qui fut l’un des premiers à déceler son immense talent.
Surnommé le “ciseleur de mots”, Lounis n’a jamais perdu cette verve poétique qui le distingue depuis ses débuts, à une époque où chanter en kabyle relevait du défi.
Un répertoire riche au service des valeurs amazighes
À travers ses chansons, Lounis Ait Menguellet a bercé plusieurs générations d’Algériens. Il a chanté l’amour, la fraternité, la sagesse et l’amazighité, mettant en lumière les valeurs ancestrales d’une société attachée à ses racines. Ses mélodies des années 70, écoutées en famille comme en communauté, restent gravées dans la mémoire collective.
Son riche répertoire le place aux côtés des plus grands noms de la chanson algérienne : Chérif Kheddam, Kamel Hamadi, Idir, Slimane Azem, Matoub Lounès, et bien d’autres.
Un documentaire salué bien au-delà des frontières
Présent lors du lancement du tournage, Lounis Ait Menguellet a exprimé une émotion visible face à ce geste de ses enfants. Le documentaire, accueilli avec enthousiasme par ses fans en Algérie et à l’étranger, s’inscrit dans la continuité des travaux académiques et artistiques déjà consacrés à son œuvre.
Ses galas continuent d’attirer des milliers de spectateurs de tous âges, à guichets fermés, aussi bien en Algérie qu’à l’international — preuve du rayonnement universel d’un artiste qui incarne à lui seul la chanson amazighe engagée. Ce documentaire constitue bien plus qu’un hommage : c’est une reconnaissance artistique et filiale pour un homme dont la voix, les sonorités et l’inspiration font de lui un artiste complet, gardien de
