Le parquet du tribunal de Sidi M’hamed a requis, ce lundi 8 juin 2026, une lourde peine de prison ferme à l’encontre de l’ancienne avocate Latifa Dib.
Ainsi, poursuivie pour des publications jugées attentatoires à l’intérêt national, son procès met en lumière le «serrage de vis» des autorités sur les réseaux sociaux.
Lourde peine requise par le procureur de Sidi M’hamed
En effet, la justice se montre inflexible. Ce lundi, le procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed (Alger) a réclamé une peine de cinq ans de prison ferme assortie d’une amende de 500 000 dinars algériens contre Latifa Dib.
L’ancienne robe noire est au cœur d’une affaire sensible liée à ses activités numériques. Le verdict final du tribunal est désormais particulièrement attendu.
Selon les informations rapportées par le quotidien Echourouk, Latifa Dib est poursuivie pour : diffusion de publications destinées au public à des fins de propagande ; atteinte à l’intérêt national.
Ces accusations s’appuient directement sur l’article 96 du Code pénal algérien. Les faits reprochés s’inscrivent dans un contexte global de surveillance accrue et de régulation stricte des contenus partagés sur les réseaux sociaux et les plateformes publiques en Algérie. L’article 96 du Code pénal algérien punit quiconque distribue ou vend des tracts et publications de nature à nuire à l’intérêt national.
Un passif disciplinaire : déjà radiée du barreau d’Alger
Ce démêlé judiciaire n’est pas le premier coup dur pour l’accusée. Latifa Dib avait en effet déjà perdu son droit d’exercer. L’Ordre des avocats de la région d’Alger avait précédemment prononcé sa radiation définitive du tableau des avocats. Une sanction disciplinaire majeure, justifiée à l’époque par des publications jugées contraires à l’éthique, à la déontologie de la profession, mais aussi en totale infraction avec les lois en vigueur.
