El Bayadh vit ses heures les plus sombres. Le corps sans vie du petit Ayoub, 10 ans, a été extrait d’un puits artésien asséché où l’enfant avait chuté, mettant fin dans la douleur à une opération de sauvetage menée sans relâche par la Protection civile.
L’annonce de sa mort a plongé une wilaya entière, puis tout un pays, dans un deuil silencieux.
La chute qui a figé le temps
Tout bascule un jour comme les autres, dans la wilaya d’El Bayadh. Ayoub, 10 ans, tombe dans les profondeurs d’un puits artésien asséché. En quelques secondes, un geste d’enfant se transforme en cauchemar pour toute une famille. La nouvelle se répand comme une traînée de poudre : un enfant est coincé sous terre, prisonnier de la roche, et chaque minute compte désormais.
Une course contre la montre dans un terrain hostile
Dès l’alerte donnée, la Protection civile mobilise des moyens humains et matériels considérables. Autorités locales, bénévoles, simples citoyens venus de toutes parts : tous se relaient pendant des dizaines d’heures pour tenter d’atteindre l’enfant.
Les engins de chantier creusent, les pelles s’enfoncent, les mains se blessent. Mais la roche est dure, le terrain instable, et chaque mètre gagné se paie au prix d’un effort acharné. Un mince espoir subsiste malgré tout : celui de retrouver Ayoub vivant.
Le verdict tombe : Ayoub n’a pas survécu
Après des jours d’une attente insoutenable, le verdict tombe, glacial. Localisé au fond du puits, le corps du petit garçon est extrait sans vie par les secouristes. Le miracle espéré par des milliers d’Algériens n’aura pas lieu. La terre et la roche, adversaires impitoyables, ont eu raison de la vie d’un enfant de 10 ans, malgré une mobilisation sans faille.
Un pays uni dans la douleur
L’onde de choc dépasse largement les frontières d’El Bayadh. Sur les réseaux sociaux comme dans les foyers, l’émotion est immense. Des milliers d’Algériens, suspendus depuis des heures aux nouvelles de l’opération de sauvetage, découvrent avec effroi l’issue tragique du drame. Le prénom d’Ayoub devient, l’espace d’une journée, celui que tout un pays porte dans son cœur, comme un deuil collectif qui efface un instant les distances entre wilayas.
Les condoléances officielles de la Protection civile
Dans un communiqué empreint de tristesse, la Protection civile a présenté, par la voix de son Directeur général et de l’ensemble de son personnel, ses condoléances les plus sincères à la famille endeuillée. Un hommage sobre, à la mesure d’une opération de secours menée jusqu’au bout, envers et contre les obstacles du terrain, malgré une issue que personne n’aurait souhaitée.
Les puits abandonnés, un danger qui frappe encore l’Algérie
Ce drame ravive une inquiétude récurrente à travers le pays : celle des puits et forages laissés sans protection, véritables pièges mortels disséminés dans les zones rurales et semi-arides. Année après année, des tragédies similaires endeuillent des familles algériennes, relançant à chaque fois le même appel : sécuriser ces ouvrages abandonnés avant qu’un nouveau drame ne se produise.
Une blessure qui ne se refermera pas de sitôt
Ce drame laisse une plaie béante : celle d’une famille qui perd un enfant, et celle d’une nation qui avait, le temps de quelques heures, fait du sauvetage d’Ayoub sa propre cause. Puisse le petit garçon reposer en paix, et sa famille trouver la force nécessaire pour traverser cette épreuve d’une douleur incommensurable.
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