Pour tenir à l’écart l’opinion publique par rapport à sa guerre contre l’Iran, le gouvernement israélien a imposé la censure sur l’information.
Omerta sur l’information
Ainsi, journaliste, média étranger et citoyen sont interdits de filmer les sites des impacts des frappes iraniennes, de les diffuser ou de les publier sur les réseaux sociaux.
Les contrevenants sont passibles de sanctions pénales allant de la confiscation du matériel avec retrait de l’accréditation jusqu’à la peine de prison. Ainsi sont installées les balises de l’omerta médiatique en Israel.
Qu’à cela ne tienne, plusieurs sources échappent à cette chape de plomb du gouvernement sioniste qui entend contrôler l’information et surtout cacher les dégâts et le bilan de la riposte iranienne.
Ce que confirme, par ailleurs, l’analyste Larry C Johnson qui indique sur tout ce que nous voyons, contrairement à la propagande occidentale, est la montée du désespoir en Israel. Il y a eu d’ailleurs des tentatives de manifestations contre cette guerre mais vite étouffées par l’armée.
Des cibles à forte valeur ajoutée
Selon les sources iraniennes, dont le porte-parole du corps des Gardiens de la révolution, qui présente régulièrement des bilans de la riposte, les missiles et drones iraniens ciblent principalement des sites stratégiques, sensibles et militaires, notamment les sièges du ministère de la défense, du commandent de l’armée, du siège et autres sièges peu connu des services de renseignement, les infrastructures énergétiques et ces derniers jours des sites liés à la recherche et économie numérique.
Après les radars, les ports et aéroports, notamment à Tel Aviv et Haifa, la centrale électrique, la raffinerie de pétrole, les projectiles iraniens se sont abattu sur un centre de recherche, le siège du commandement militaire, l’état-major, le ministère de la défense, le bureau de Netanyahou situés au cœur de Tel Aviv.
Des chiffres qui font peur
Le gouvernement sioniste de l’état hébreu cache également les chiffres des pertes humaines dans les rangs de son armée, notamment au sommet de sa hiérarchie. Ainsi, selon « des chiffres fiables des renseignements russes, documents à l’appui » révélés par des médias indépendants et alternatifs, les frappes iraniennes auraient tué, selon ce bilan provisoire, 6 généraux israéliens, 32 agents du Mossad, 78 agents liés au Shin Bet, 178 officiers de l’armée de l’air, 462 soldats, 11 scientifiques chercheurs dans le nucléaire ainsi que 423 soldats réservistes.
De quoi abattre le moral des troupes et accentuer le climat anxiogène dans lequel vivent les israéliens dont le quotidien est désormais rythmé par les sirènes d’alerte et la course vers les abris, qui s’avèrent, selon le constat des reporters, insuffisants pour accueillir la population, notamment à Tel Aviv, la ville la plus éprouvée par les frappes.
Par ailleurs, les missiles iraniens ont détruit le complexe Beer- Sheva le cerveau de l’innovation mondiale portant un sérieux coup aux investissements étrangers dans le domaine en Israel. Coup aussi avec le siège de Microsoft, situé à proximité d’un site militaire, qui a été touché par un missile. Israel devient ainsi vulnérable et pas sûr du tout pour la recherche, l’exploitation et l’industrie des nouvelles technologies, les serveurs et les chercheurs eux-mêmes. Deviendra-t-il à terme un désert technologique et économique.
