Le paysage pétrolier mondial est en pleine ébullition, mais pour Alger, la sérénité reste de mise.
Ainsi, lors de son traditionnel entretien périodique avec la presse nationale, qui sera diffusé intégralement ce samedi soir, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune , a tranché sur la question du retrait des Émirats arabes unis (EAU) de l’OPEP et de l’OPEP+.
Un positionnement ferme et sans équivoque
En effet, alors que l’annonce du départ de l’un des poids lourds de la production pétrolière aurait pu sembler sismique pour les marchés, le chef de l’État algérien a balayé toute inquiétude d’un revers de main. Pour lui, cette décision est un « non-événement ». Le président Tebboune a profité de cette tribune pour réaffirmer les alliances stratégiques de l’Algérie au sein de l’organisation :
L’Arabie Saoudite est désignée comme le véritable « pilier » de l’OPEP.
Concernant les Émirats, le ton est resté ferme : « Avec ce pays, le livre est fermé et tout discours est vain »*, a-t-il asséné.
L’Algérie, garante de la cohésion de l’OPEP
Cette sortie présidentielle vient consolider la ligne diplomatique déjà tracée par le ministère de l’Énergie et des Mines. Sous l’égide de Mohamed Arkab, l’Algérie continue de défendre bec et ongles le rôle « stratégique et structurant » de l’organisation. « Depuis sa création, l’Organisation a démontré sa capacité à préserver la stabilité du marché mondial et à soutenir la croissance économique mondiale », a rappelé le département ministériel.
Pour Alger, l’OPEP reste l’instrument indispensable pour :
Défendre les intérêts des pays producteurs face à la volatilité des prix.
Stabiliser les marchés pétroliers internationaux.
Promouvoir un dialogue équilibré avec les nations consommatrices.
En réitérant sa confiance envers Riyad et en minimisant l’impact du retrait émirati, l’Algérie envoie un signal de stabilité aux marchés : l’unité de l’OPEP+, bien que mise à l’épreuve, reste solide autour de ses membres historiques.
