Le Général d’Armée Saïd Chanegriha, Chef d’État-Major de l’Armée Nationale Populaire (ANP), a reçu ce mardi 28 avril 2026, au siège de l’État-Major le Général d’Armée Dagvin Anderson, Commandant de l’US Africa Command (AFRICOM).
Cette rencontre marque un tournant décisif dans la sécurisation du Sahel et de la région nord-africaine.
Un mémorandum d’entente pour stabiliser la région
En effet, cette visite de haut niveau s’inscrit dans le sillage de la signature, en janvier 2025, d’un mémorandum d’entente crucial entre Alger et Washington. Pour le Général d’Armée Saïd Chanegriha, cet accord constitue un « jalon nouveau » visant à établir un partenariat «solide et durable», fondé sur le respect mutuel et la convergence des intérêts sécuritaires. L’objectif est clair : approfondir le dialogue stratégique et concrétiser les clauses de coopération militaire pour faire face aux défis transfrontaliers.
L’Algérie en «pivot» de la sécurité continentale
En outre, Saïd Chanegriha, n’a manqué de souligner le fait que sous le mandat de l’Union Africaine (UA), l’Algérie réaffirme son rôle de leader dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme. Le Général d’Armée a rappelé que l’approche algérienne est multidimensionnelle et repose sur des mécanismes concrets :
• Financement : Activation d’un fonds financier africain dédié à la lutte antiterroriste.
• Justice : Élaboration d’un mandat d’arrêt africain pour traquer les criminels.
• Identification : Établissement d’une liste noire des entités impliquées dans des actes terroristes.
Le Chef d’État-Major a également salué l’engagement personnel du Président Abdelmadjid Tebboune, en sa qualité de coordonnateur de l’UA, pour ses rapports annuels stratégiques visant à éradiquer l’insécurité sur le continent.
Menaces hybrides : Un diagnostic partagé avec les États-Unis
De son côté, le Général d’Armée Dagvin Anderson a rendu hommage à la «résilience» et à l’«expertise» de l’ANP. Le commandant de l’AFRICOM a souligné la «convergence des analyses» entre les deux nations face aux menaces hybrides qui déstabilisent la région. Ces dernières consistent en
• Terrorisme et extrémisme : Une lutte de chaque instant pour la stabilité régionale.
• Criminalité rganisée : L’imbrication dangereuse entre le trafic de drogue et les réseaux de contrebande.
• Immigration clandestine :Un défi sécuritaire majeur pour la souveraineté des États.
« Nous apprécions que l’Algérie ait adopté une position très ferme et travaillé dur pour constituer un rempart face à ces menaces », a déclaré le Général Anderson.
Une profondeur historique au service de la paix
Au-delà de l’aspect technique, cette rencontre a mis en lumière les liens historiques profonds entre les deux pays. Rappelant le 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis, le commandant de l’AFRICOM a souligné que l’Algérie et les USA partagent un héritage commun de lutte pour la libération et l’indépendance. Ce partenariat sécuritaire renforcé entre l’Algérie et l’AFRICOM s’annonce comme le pilier central du dispositif de défense en Afrique du Nord pour les années à venir.
