Face aux réclamations répétées des opérateurs économiques concernant les difficultés de domiciliation bancaire et les lenteurs liées au programme prévisionnel des importations (PPI), le ministre du Commerce extérieur Kamel Rezig a réuni ce lundi l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (ABEF).
L’objectif de cette rencontre est clair : lever les entraves administratives qui fragilisent la chaîne d’approvisionnement nationale et fluidifier les procédures du premier semestre 2025.
Des perturbations qui pèsent sur les opérateurs économiques
En effet, depuis plusieurs mois, les entreprises algériennes actives à l’import se heurtent à des blocages récurrents dans leurs démarches de domiciliation bancaire, étape obligatoire pour l’exécution de tout programme d’importation. Ces difficultés ont engendré des perturbations concrètes au niveau de la chaîne d’approvisionnement, poussant les opérateurs à réclamer auprès des banques des facilitations urgentes. Les établissements financiers, véritables courroies de transmission entre le ministère et le tissu économique, se retrouvent au cœur de cette équation.
Une réunion de concertation pour débloquer la situation
Pour mettre fin à ces dysfonctionnements, le ministre Rezig a présidé au siège de son département une réunion de travail avec l’ABEF, représentée par son délégué général Rachid Belaïd, en présence de cadres du ministère et de représentants du secteur bancaire. Les échanges ont porté sur l’identification précise des points de friction dans les procédures de domiciliation liées aux PPI du premier semestre 2025, avec pour ambition d’y apporter des solutions concrètes et rapides.
Fluidifier les importations, une priorité gouvernementale
La démarche du ministre Rezig s’inscrit dans une volonté plus large des pouvoirs publics d’alléger les contraintes administratives pesant sur les entreprises tout en rationalisant les échanges commerciaux extérieurs. Assurer le bon déroulement des opérations d’importation, c’est aussi garantir la continuité de l’approvisionnement du marché national en intrants, équipements et produits de consommation — un enjeu économique de premier ordre.
