Après un processus qui a duré plus de sept mois, le Crédit populaire d’Algérie (CPA), vient de franchir une nouvelle étape de sa privatisation. En effet, cet organisme bancaire vient de formuler une demande auprès de la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de Bourse (Cosob), en vue de son introduction officielle au sein de cette place financière.
Ainsi, ce samedi 13 janvier 2024, le président de ladite commission, M. Youcef Bouzenada, a indiqué à l’APS que le CPA a « déposé au cours de la semaine dernière au niveau de la COSOB une demande d’introduction en bourse et l’ouverture de son capital par appel public à l’épargne à hauteur de 30% via une cession d’actions », a-t-il révélé.
Cette demande, n’est qu’une pure formalité administrative, puisque les plus hautes autorités du pays, à leur tête le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, n’a eu de cesse de réclamer cette introduction en bourse et a lui même fixé la hauteur des actions à céder en bourse.
Toutefois et selon M. Bouzenada, toute société qui demande l’admission de ses titres aux négociations en bourse doit au préalable publier une notice et ce, conformément à l’article 41 du décret législatif 93-10 modifié et complété du 23 mai 1993, ajoutant que la notice d’information doit être visée par la Cosob préalablement à sa publication.
Pour rappel, le 23 décembre dernier, le directeur général du CPA, Ali Kadri, avait dévoilé le montant de la capitalisation boursière de cette banque, lequel s’élève à 100 milliards de dinars, ce qui correspond à 30% du capital du CPA, un pourcentage fixé, faut-il le souligner par le chef de l’Etat.
R.B
