Face à la vague de chaleur extrême qui sévit dans le Sud algérien et à la mobilisation croissante de la communauté éducative, la question du report de la rentrée scolaire est désormais portée au plus haut niveau de l’État.
Alors que le calendrier officiel fixe le retour sur les bancs de l’école au 6 septembre, la colère et l’inquiétude ne cessent de monter dans les wilayas sahariennes. Confrontés à des températures étouffantes pouvant avoisiner les 55 °C, enseignants, parents d’élèves et élus locaux tirent la sonnette d’alarme.
« Un sujet entre les mains des hautes autorités du pays »
Interpellé ce samedi 1er août lors d’un point de presse, le ministre de l’Éducation nationale, M. Mohamed Sghir Saâdaoui, a tenu à clarifier la situation face à la pression montante.
Le ministre a indiqué que l’arbitrage final ne relevait plus uniquement de son département ministériel, précisant explicitement :
« Ce sujet est entre les mains des hautes autorités du pays. »
Cette déclaration renvoie la décision finale directement au président de la République, Abdelmadjid Tebboune, laissant entrevoir la possibilité d’un aménagement exceptionnel du calendrier scolaire pour les régions méridionales.
Alerte sur la santé et la scolarité des élèves du Sud
Cette prise de parole ministérielle intervient dans un contexte de forte mobilisation parlementaire. Le député de la circonscription d’El Mghir, Mourad Khaoua, au même titre que l’élu de Ghardaïa, Omar Bafouloulou, ont récemment adressé une correspondance officielle au ministre de l’Éducation pour relayer l’angoisse des familles et du corps enseignant.
Dans ces lettres, les deux élus alertent sur les risques majeurs d’une rentrée précoce sous des conditions climatiques extrêmes :
- Santé physique et psychologique : Risques accrus d’insolation, de déshydratation et de fatigue extrême chez les jeunes élèves.
- Impact sur la réussite scolaire : Difficultés d’apprentissage et de concentration dans des salles de classe souvent soumises à des chaleurs accablantes.
- Températures records : Des pics atteignant régulièrement les 55 °C au cours du mois de septembre dans le Grand Sud.
Vers un calendrier aménagé pour les wilayas sahariennes ?
La balle est désormais dans le camp de la présidence de la République. La communauté éducative du Sud attend avec impatience un geste des plus hautes instances de l’État pour adapter le calendrier scolaire aux réalités climatiques locales, à l’image des mesures d’urgence ou des horaires aménagés parfois appliqués dans les zones sahariennes.
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