Dans son dernier éditorial, la revue El Djeïch, l’organe de presse de l’Armée Nationale Populaire (ANP) dresse un bilan ambitieux.
Ainsi, entre devoir de mémoire et ambitions industrielles, la revue El Djeïch réaffirme que la véritable indépendance de l’Algérie passe aujourd’hui par une « immunité économique » inébranlable.
La mémoire du 8 mai 1945 : Le ciment de l’Algérie nouvelle
En effet et en préambule, la revue El Djeïch, a consacré un long paragraphe à la commémoration du 81e anniversaire des massacres du 8 mai 1945. Pour El Djeïch, cet événement historique n’est pas qu’une simple date calendaire ; c’est le socle de la résistance nationale.
Le texte établit un parallèle direct entre le sacrifice des martyrs et les défis contemporains. L’objectif est clair : puiser dans les idéaux de la Révolution de Novembre pour bâtir une « Algérie nouvelle, souveraine et victorieuse« , capable de tenir tête aux pressions internationales.
Un « boom économique » pour briser la rente
Le cœur du message réside dans la transformation radicale de l’appareil productif algérien. La revue salue un « dynamisme sans précédent » qui irrigue désormais des secteurs clés :
- Ressources minières et industrie : Relance des grands gisements.
- Agriculture et Habitat : Piliers de la sécurité alimentaire et sociale.
- Innovation : Soutien massif à l’écosystème des start-up.
« L’Algérie renforce son immunité économique et conforte les remparts de sa souveraineté », a affirmé le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, cité dans l’éditorial. Cette stratégie vise à protéger le pays contre les fluctuations d’un marché mondial jugé « erratique » tout en diversifiant les revenus de l’État pour sortir définitivement de la dépendance aux hydrocarbures.
Rayonnement géopolitique et leadership régional
L’embellie économique ne profite pas qu’au marché intérieur ; elle redore le blason diplomatique du pays. L’Algérie s’impose désormais comme un acteur influent en Afrique et en Méditerranée.
Ce retour au premier plan se manifeste par :
- Un ballet diplomatique incessant de chefs d’État et de délégations étrangères à Alger.
- Un rôle de médiateur et de garant de la stabilité face au terrorisme et au crime organisé transfrontalier.
Modernisation de l’ANP : La technologie au service de la paix
Le volet militaire n’est pas en reste. Sous l’impulsion du Général d’Armée Saïd Chanegriha, Chef d’État-major de l’ANP, l’armée algérienne poursuit sa mue. La doctrine est simple : la puissance d’une nation ne repose plus uniquement sur son histoire, mais sur sa maîtrise des technologies de pointe et son potentiel géostratégique. L’investissement dans le capital humain et la modernisation des équipements restent les priorités pour faire face aux nouvelles menaces cybernétiques et sécuritaires.
En clôture, El Djeïch appelle à la cohésion nationale. Si le pays est sur la voie d’une « renaissance », l’éditorial met en garde contre les « complots » extérieurs. La vigilance et la mobilisation collective restent, selon la revue, les meilleures armes pour préserver les acquis de la nation algérienne en 2026.
