L’Algérie accélère son virage économique. Découvrez les détails des mégaprojets de phosphate horizon 2027 et le lancement de la ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset.
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a présidé ce dimanche 1er juin 2026, une réunion de travail cruciale dédiée au suivi des projets structurants et stratégiques du secteur des hydrocarbures et des infrastructures de transport.
Cette rencontre de haut niveau marque un tournant dans la politique de diversification économique du pays, avec des échéances précises pour la mise en service de complexes industriels majeurs et le déploiement de liaisons ferroviaires d’envergure nationale.
Hydrocarbures et pétrochimie : L’Algérie s’affirme sur le marché des engrais dès 2027
En effet, au cœur des discussions, le Projet Intégré de Phosphate (PIP) et le complexe de production d’engrais phosphatés ont fait l’objet d’un examen minutieux. Ce mégaprojet industriel vise à transformer le potentiel minier algérien en produits à forte valeur ajoutée, notamment l’ammoniac, l’urée, ainsi que divers engrais phosphatés et azotés. L’annonce phare de cette réunion concerne le calendrier d’exécution :
• Premier trimestre 2027 : Entrée officielle en phase de production du Projet Intégré de Phosphate.
• Synchronicité logistique : Cette mise en service coïncidera avec la finalisation des travaux d’extension du port d’Annaba. Les infrastructures portuaires seront prêtes à exporter les premières cargaisons de phosphate dès le début de l’année 2027, garantissant ainsi une chaîne logistique fluide vers les marchés internationaux.
Transport ferroviaire : Le chantier de la ligne Alger–Tamanrasset débutera en septembre
Outre le volet pétrochimique, l’exécutif accélère le désenclavement et la connectivité du Grand Sud. La réunion a permis de valider le schéma de financement de la ligne ferroviaire stratégique reliant Alger à Tamanrasset.
Le coup d’envoi officiel des travaux est programmé au plus tard pour le mois de septembre prochain. Afin d’optimiser les délais de livraison, le projet a été sectorisé en trois grands chantiers simultanés :
1. Axe 1 : Ouargla – Aïn Salah
2. Axe 2 : Aïn Salah – Tamanrasset
3. Axe 3 : Tamanrasset – Aïn Salah
Cette infrastructure ferroviaire constitue un levier économique majeur pour stimuler les échanges commerciaux internes et renforcer la position de l’Algérie comme hub logistique vers l’Afrique subsaharienne.
À titre indicatif, La Banque africaine de développement (BAD), a qualifié ce projet de ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset comme « stratégique », en ce sens qu’il « vise à renforcer la connectivité territoriale, stimuler le développement économique du Sud algérien et soutenir l’intégration régionale ». « Ce projet ferroviaire structurant contribuera à transformer durablement les dynamiques économiques du Sud algérien. Il ouvrira de nouvelles perspectives pour le commerce, l’emploi et la compétitivité des territoires », a déclaré Abdoulkader Dileita, responsable de la Banque africaine de développement en Algérie. Avec ces investissements massifs dans la pétrochimie et le rail, l’Algérie pose les jalons de sa souveraineté industrielle et de sa transition économique à l’horizon 2027.
