À l’aube de la campagne de labours-semailles 2026-2027, le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a dévoilé une feuille de route rigoureuse visant à transformer le secteur agricole algérien.
Avec pour objectif central d’assurer la sécurité alimentaire du pays et de réduire drastiquement la facture des importations, ces nouvelles directives misent sur la numérisation, la gestion intelligente des ressources hydriques et une restructuration profonde des institutions agricoles.
Un Suivi millimétré de la production céréalière
Pour garantir le succès de cette nouvelle saison agricole, le chef de l’État a ordonné la mise en place d’un système de contrôle strict. Les walis sont désormais chargés d’effectuer un suivi rigoureux des rendements, appuyé par la publication d’un bulletin mensuel détaillant les quotas de production, avec une attention particulière portée au blé dur et au blé tendre.
Cette volonté de transparence s’accompagne de directives claires pour la modernisation du secteur :
- Numérisation immédiate du système de paiement des récoltes agricoles au niveau des agences régionales de l’Office Algérien Interprofessionnel des Céréales (OAIC).
- Renforcement de la collaboration stratégique avec l’Office National des Statistiques (ONS) pour des données fiables et actualisées en temps réel.
Révolutionner l’irrigation et l’exploitation des sols
Face aux défis climatiques, le Président Tebboune a fermement appelé à rompre avec la « mentalité de dépendance totale aux précipitations ». Pour la campagne 2026-2027, les agriculteurs sont tenus de préparer et de labourer les terres en toutes circonstances.
Pour soutenir cet effort, deux leviers majeurs ont été annoncés :
- L’irrigation par les eaux usées épurées : Le secteur de l’hydraulique est sommé d’accélérer la cadence pour atteindre un taux de récupération de 60 % des eaux usées, offrant ainsi une alternative durable pour l’irrigation.
- Le lancement d’un cadastre agricole : Un vaste programme national de prospection et d’analyse des sols sera mené de concert avec des laboratoires spécialisés. L’objectif est de cartographier et classifier la nature des terres agricoles pour optimiser les rendements.
Refonte institutionnelle et nouvelle loi d’orientation
La réussite de cette politique de sécurité alimentaire passe inévitablement par une mise à niveau institutionnelle. Le Président a ordonné la révision du rôle de l’OAIC et des différents instituts agricoles afin de moderniser leurs performances. En parallèle, une lutte implacable sera menée contre toutes les formes de dérives et de corruption au sein des secteurs de l’agriculture, du développement rural et de la pêche.
Enfin, le gouvernement est chargé de préparer une nouvelle loi d’orientation agricole plus pragmatique. Ce texte encadrera l’affectation des surfaces cultivées en fonction des besoins réels du marché national, marquant ainsi un pas décisif vers l’autosuffisance et la fin de la dépendance aux importations de produits de large consommation.
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