Portée par une position stratégique saluée par l’Agence internationale de l’énergie (IEA), l’Algérie confirme son statut de hub énergétique majeur.
Entre investissements massifs, gaz subventionné et ambitions d’exportation vers l’Europe, le pays se positionne au cœur de la transition énergétique mondiale.
L’échiquier énergétique mondial est en pleine recomposition, et l’Algérie entend bien y jouer un rôle de premier plan. Loin de se limiter à ses hydrocarbures traditionnels, le pays s’affirme aujourd’hui comme une puissance montante et incontournable dans le secteur de l’hydrogène propre. Un positionnement d’envergure internationale qui vient d’être officialisé par l’Agence internationale de l’énergie (IEA).
L’Algérie, deuxième marché de l’hydrogène en Afrique
Selon le dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie (IEA), l’Algérie a été officiellement classée au deuxième rang des plus grands marchés de l’hydrogène sur le continent africain. Cette reconnaissance consacre la stratégie nationale visant à faire du pays un carrefour incontournable des énergies d’avenir et de la transition propre.
En chiffres, le marché algérien démontre une vitalité remarquable en captant à lui seul 20 % de la demande continentale globale. Celle-ci est estimée à 3 millions de tonnes, ce qui représente environ 260 000 tonnes consommées au niveau national.
Une croissance record stimulée par le gaz subventionné
L’essor fulgurant de l’hydrogène en Algérie repose sur des bases industrielles solides. L’IEA met en lumière une croissance record de la consommation interne, qui a été multipliée par quatre au cours de la dernière décennie.
Cette performance est notamment rendue possible grâce à des avantages compétitifs de taille, au premier rang desquels figure le gaz subventionné. Le prix du gaz appliqué sur le territoire national demeure particulièrement attractif, puisqu’il reste inférieur à un dollar par million de BTU (unité thermique britannique). Cet atout financier majeur soutient activement les industries connexes et permet de réduire de manière drastique les coûts de production locaux par rapport aux standards mondiaux.
25 milliards de dollars d’investissements et le cap de 2040
Pour transformer l’essai et capitaliser sur ce positionnement stratégique, l’Algérie ne lésine pas sur les moyens. Le pays s’est fixé un objectif ambitieux : produire un million de tonnes d’hydrogène destinées à l’exportation à l’horizon 2040.
Afin de soutenir cette vision à long terme, un programme d’investissement massif de 25 milliards de dollars américains est actuellement déployé dans ce secteur névralgique. Ces initiatives témoignent de la volonté manifeste de l’État de réussir sa transition énergétique tout en consolidant son rôle de fournisseur stratégique pour les marchés régionaux et internationaux.
Un marché mondial en plein boom et la carte de l’Europe
Ces avancées s’inscrivent dans une dynamique macroéconomique extrêmement porteuse. Actuellement valorisé à plus de 240 milliards de dollars américains, le marché mondial de l’hydrogène devrait franchir la barre symbolique des 400 milliards d’ici la fin de la décennie. Parallèlement, le segment de l’hydrogène vert et propre enregistre une progression fulgurante, portée par un taux de croissance annuel composé de près de 40 %.
Dans ce marché mondial en pleine expansion, l’Union européenne constitue un débouché naturel et prioritaire. Bruxelles ambitionne en effet d’importer plusieurs millions de tonnes d’hydrogène par an afin de sécuriser sa transition écologique et de réduire drastiquement ses émissions de carbone.
Grâce à sa proximité géographique privilégiée avec l’Europe et à la solidité de ses infrastructures de transport actuelles et futures, l’Algérie dispose de tous les atouts concurrentiels pour s’imposer comme le partenaire de choix et le fournisseur de référence de l’Europe en matière d’énergie propre.
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