L’Algérie est résolument engagée à développer et investir dans sa stratégie de transition énergétique.
Dans cette optique, l’Institut mondial pour la croissance verte (GGGI), présidé par l’ancien Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’apprête à ouvrir un bureau officiel à Alger. Cette annonce fait suite à une rencontre de haut niveau entre le diplomate onusien et le ministre des Affaires étrangères algérien, Ahmed Attaf.
Un partenariat stratégique pour l’avenir des énergies renouvelables en Algérie
Reçu ce lundi à Alger dans le cadre d’une visite officielle, Ban Ki-moon a entamé des discussions approfondies avec Ahmed Attaf. Au cœur des échanges : la finalisation des procédures administratives pour l’implantation du GGGI en Algérie.
Ce rapprochement intervient à un moment charnière où le pays cherche à diversifier son mix énergétique et à réduire sa dépendance aux hydrocarbures.
L’arrivée de cette organisation internationale majeure va permettre d’accélérer le déploiement des technologies propres et de structurer les investissements dans le secteur vert. Selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères, la coopération entre l’Algérie et le GGGI se déploiera autour de plusieurs axes prioritaires :
• Le développement des énergies renouvelables (solaire, éolien, hydrogène vert).
• La promotion de l’économie verte et de la finance durable.
• La sécurité alimentaire et la gestion écoresponsable de l’eau.
• La protection de l’environnement face aux défis du stress climatique.
«Ces discussions ont constitué une opportunité pour examiner les moyens de renforcer la coopération entre l’Algérie et l’Institut mondial pour la croissance verte, dans le cadre de l’achèvement des procédures relatives à l’ouverture d’un bureau de cette organisation internationale en Algérie», précise le ministère des Affaires étrangères.
L’Algérie, futur hub de la croissance verte en Afrique
Au-delà des frontières nationales, ce partenariat ambitionne de faire de l’Algérie un leader régional de la durabilité. Ban Ki-moon et Ahmed Attaf ont longuement évoqué la contribution de l’Algérie à la mise en œuvre des programmes du GGGI à l’échelle du continent africain et du monde arabe.
Fort de sa position géographique stratégique et de son expertise énergétique, le pays entend capitaliser sur ce nouveau bureau pour booster la coopération Sud-Sud. L’Algérie s’impose ainsi comme le relais naturel des initiatives internationales visant à financer et à déployer la transition énergétique en Afrique, un secteur en quête cruciale d’investissements et de transferts de technologies.
