Les ressortissants algériens sont désormais « persona non grata » sur le sol marocain.
Rabat a franchi une nouvelle étape dans le durcissement de ses contrôles frontaliers en interdisant formellement l’accès à son territoire à tout citoyen algérien ne possédant pas de carte de séjour, marquant une rupture nette dans la circulation des voyageurs entre les deux nations voisines.
Une consigne stricte imposée aux compagnies aériennes
Selon des révélations du journal El Hayet, la directive est entrée en vigueur ce mercredi 16 septembre. Les autorités marocaines ont transmis une note officielle aux transporteurs aériens leur ordonnant de refuser l’embarquement aux passagers algériens dépourvus de titre de résidence officiel.
Cette directive somme les transporteurs d’appliquer un filtrage rigoureux dès les aéroports de départ sous peine de sanctions financières directes : tout passager refoulé à l’arrivée devra être immédiatement rapatrié aux frais exclusifs de la compagnie aérienne concernée.
Une hostilité grandissante envers les voyageurs algériens
Cette mesure radicale s’inscrit dans un climat de méfiance et de restrictions croissantes observées ces derniers mois à l’égard de la communauté algérienne :
- Un tournant post-CAN : Le climat s’est nettement dégradé dans la foulée de la Coupe d’Afrique des Nations (organisée entre fin décembre 2025 et janvier 2026), période marquée par des contrôles ciblés, des interpellations et des condamnations judiciaires visant plusieurs binationaux franco-algériens.
- Expulsions systématiques : À la suite des événements migratoires survenus à Ceuta à la fin du mois de juillet, les refoulements arbitraires de passagers algériens et tunisiens s’étaient déjà multipliés à l’aéroport Mohammed-V de Casablanca.
En formalisant cette interdiction d’entrée pour les non-résidents, le royaume confirme sa volonté d’exclure les flux touristiques et les visites familiales en provenance d’Algérie, scellant un verrouillage frontalier inédit.
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