Suite aux vives tensions et aux multiples accusations de fraude électorale qui ont entaché les récentes élections législatives en Algérie, l’appareil judiciaire passe à la vitesse supérieure.
Un coup de filet majeur vient d’avoir lieu, marquant un tournant décisif dans la quête d’intégrité du processus électoral.
La Cour constitutionnelle saisie par l’opposition et la coalition
Le mécontentement ne s’est pas fait attendre au lendemain du scrutin. Plusieurs formations politiques de premier plan ont officiellement déposé des recours devant la Cour constitutionnelle. Parmi elles :
- Le Front des forces socialistes (FFS).
- Le Mouvement El-Bina, dirigé par Abdelkader Bengrina.
Les contestations ciblent des irrégularités flagrantes et des suspicions de falsification des résultats, notamment dans les wilayas de Barika et de Bouira.
Pôle de Sidi M’hamed : Plus de 20 suspects devant le juge d’instruction
Face à la gravité des faits, la réaction des services de sécurité a été immédiate. Ce mercredi 8 juillet 2026, une onde de choc a secoué le pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed.
Plus de 20 individus, soupçonnés de falsification et d’atteinte caractérisée à l’intégrité des élections législatives, comparaissent actuellement devant le juge d’instruction de la septième chambre.
Les suspects ont été interpellés et présentés ce matin par les éléments d’élite de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Dely Ibrahim (El Biar), relevant de la Sûreté nationale. Après avoir été entendus par le procureur de la République, ils font désormais face aux magistrats instructeurs.
Vers un grand déballage judiciaire ?
Cette offensive judiciaire démontre la volonté de ne laisser planer aucun doute sur la légitimité de la future Assemblée populaire nationale (APN). Alors que les auditions se poursuivent à Alger, l’opinion publique attend de savoir jusqu’où remontera la chaîne des responsabilités dans ce scandale de fraude électorale qui fragilise le paysage politique de ces législatives 2026.
Affaire à suivre.
