La crise diplomatique entre l’Algérie et la France continue de peser lourdement sur l’économie française, déjà fragilisée par la flambée mondiale des prix de l’énergie.
Gaz, pétrole, approvisionnement énergétique : la brouille entre Paris et Alger prive la France d’un partenaire stratégique majeur, au moment où elle en aurait le plus besoin.
La France isolée face à la crise énergétique
Alors que l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne et l’Autriche ont su maintenir ou renforcer leurs relations énergétiques avec l’Algérie, premier fournisseur de gaz naturel de plusieurs pays européens, la France se retrouve exclue de ces partenariats cruciaux. Une situation jugée inacceptable par plusieurs personnalités politiques françaises, qui pointent du doigt les responsables de cette impasse diplomatique.
Ségolène Royal tire la sonnette d’alarme
Ce jeudi 19 mars 2026, Ségolène Royal, ancienne candidate à l’élection présidentielle française de 2007 et présidente de l’Association Algérie-France, a vivement réagi sur son compte X (ex-Twitter).
Dans un post remarqué, elle interpelle l’opinion publique sur le coût réel de cette crise diplomatique pour les Français. « Face à la flambée du prix des énergies, on mesure l’absurdité du conflit avec nos voisins producteurs de gaz comme l’Algérie », écrit-elle, avant de dénoncer l’attitude du Rassemblement National, de la droite menée par Retailleau, et la décision d’Emmanuel Macron de « suspendre les relations diplomatiques sans raison valable ».
Elle souligne également qu’pendant ce temps, l’Algérie « se tourne vers l’Italie », laissant la France sur le côté, privée d’un approvisionnement énergétique alternatif pourtant accessible.
Un appel au dialogue et à la coopération
Rejoignant la position de Dominique de Villepin, également critique de cette politique, Ségolène Royal rappelle un principe fondamental : « La compréhension avec les voisins est la base de la paix et du développement. »
Un message qui résonne auprès d’une large partie de la population française, lasse de subir les conséquences économiques d’une crise diplomatique jugée artificielle, alimentée selon elle par certains cercles de la droite et de l’extrême droite française.
