En ce début de mois d’avril particulièrement pluvieux, on peut d’ores et déjà estimer que l’année 2026 est particulièrement faste en terme de pluviométrie en Algérie.
Ainsi, grâce aux importantes précipitations enregistrées ces derniers jours à travers le territoire national, le taux de remplissage des barrages algériens a franchi la barre des 55% en moyenne, portant les réserves nationales en eau à plus de4 milliards de mètres cubes.
Un bond de 20 points par rapport à 2025
En effet, c’est ce qu’a révélé Mme Nadia Ouchar, directrice centrale à l’Agence nationale des barrages et transferts (ANBT), lors de son intervention sur les ondes d’Alger Chaîne 3, ce jeudi 2 avril. Elle a précisé que ce taux dépasse de plus de 20 points celui enregistré à la même période en 2025, qui n’était alors que de 38%.
Un résultat rendu possible grâce à la succession de bulletins météorologiques spéciaux (BMS) pluie et neige qui ont concerné plusieurs régions du pays.
Béni Haroun à 100%, l’est du pays en tête
En outre, la responsable a souligné que l’est de l’Algérie a particulièrement bénéficié de ces précipitations. Le barrage de Béni Haroun, l’un des plus grands d’Afrique, affiche d’ores et déjà un taux de remplissage de 100%. La région de Béchar, à l’ouest, enregistre également des niveaux satisfaisants.
Fort de ces réserves, le risque de pénurie d’eau cet été est écarté, a assuré Mme Ouchar, qui se dit confiante quant à la capacité des infrastructures existantes à couvrir les besoins en eau potable durant la saison chaude.
La fonte des neiges prolongera l’apport jusqu’en fin avril
Les spécialistes en hydraulique confirment que les barrages continueront de se remplir tout au long du mois d’avril, grâce à la fonte des neiges tombées fin mars et début avril dans les zones montagneuses.
Cinq nouveaux barrages en projet, les SDEM déjà opérationnelles
Au-delà des réserves actuelles, la responsable a rappelé les cinq barrages supplémentaires inscrits dans les projections à moyen terme, dont la réalisation permettra d’améliorer sensiblement l’alimentation en eau potable à l’échelle nationale.
Elle a également mis en avant le programme du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à doter plusieurs wilayas de stations de dessalement d’eau de mer (SDEM). Les unités déjà mises en service ont, selon elle, démontré leur efficacité et contribué à résoudre en grande partie la problématique du manque d’eau dans les zones concernées.
Le gouvernement a clairement affiché sa volonté de mobiliser l’ensemble des ressources hydriques disponibles, à travers une politique de projets structurants visant à ne laisser aucune goutte d’eau se perdre dans la nature. Une bataille stratégique qui, selon les experts, sera pleinement rentable sur le long terme.
