Moins de vingt-quatre heures après le drame, la solidarité a pris le dessus.
Ainsi, u village d’Ighzer N’Chevel, dans la daïra de Boghni, au sud de la wilaya de Tizi-Ouzou, un élan collectif sans précédent s’est organisé au lendemain de la catastrophe du 1er avril 2026.
Un logement offert au centre-ville de Boghni
En effet, la chute du rocher, survenue brutalement, a causé d’importants dégâts matériels à la maison touchée. Si le bilan humain est heureusement nul, le choc psychologique pour le père de famille et les siens a été considérable. Rapidement débordé par l’afflux de voisins, de proches et de représentants des localités environnantes venus lui témoigner leur soutien, le domicile sinistré ne pouvait plus contenir cette foule venue en solidarité.
Dans la foulée les appels lancés par le comité de village et les autorités locales conduits par le maire de Boghni, ont immédiatement trouvé un écho. Un citoyen de Boghni a spontanément proposé de mettre un logement au centre-ville à la disposition de la famille, le temps que les travaux de réhabilitation de l’habitation endommagée soient menés à bien. « La solidarité n’est pas un vain mot dans notre société. Main dans la main pour que cette famille retrouve sa maison dans les plus brefs délais, a affirmé un membre du comité de village. Et d’ajouter « C’est un geste louable. L’entraide dans notre localité est ancrée dans nos traditions et ne peut être ébranlée. Nous nous organisons pour nettoyer le logement et permettre à la famille d’y habiter en toute sécurité. »
Le père de famille exprime sa gratitude
Toujours sous le choc, les larmes aux yeux, le chef de famille a tenu à remercier publiquement les autorités locales, la protection civile, les services de sécurité, le comité de village, l’ensemble des villageois ainsi que le citoyen généreux qui lui a ouvert les portes de son logement dans ce moment de détresse. Au-delà du relogement d’urgence, la communauté villageoise s’est d’ores et déjà engagée à lancer les travaux de reconstruction de la partie détruite de l’habitation, afin de permettre à la famille de regagner son village dans les meilleurs délais, malgré la persistance du mauvais temps et du froid. Une fois de plus, au pied du majestueux Djurdjura, la solidarité kabyle a eu le dernier mot.
