Lors de la deuxième édition du CEO Survey PwC Algérie, tenu le 28 avril 2026 à Alger, le ministre d’État chargé des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a dévoilé les piliers de la stratégie énergétique et économique de l’Algérie à l’horizon 2030.
Ainsi, cet événement, organisé par PwC en partenariat avec le Conseil du Renouveau Économique Algérien (CREA), a réuni ministres, dirigeants d’entreprises, institutionnels et experts autour du thème : « Souveraineté et résilience : une nouvelle trajectoire économique pour l’Algérie ».
L’Algérie, partenaire énergétique incontournable
En effet, dans un contexte de recomposition profonde des marchés mondiaux de l’énergie, l’Algérie confirme ses atouts structurels compétitifs : d’importantes réserves prouvées en hydrocarbures, un réseau d’infrastructures gazières mature et des gazoducs stratégiques vers l’Europe.
Ces avantages positionnent le pays comme un fournisseur fiable et stable pour ses partenaires à long terme. Loin d’une rupture, les transformations géopolitiques actuelles constituent selon le ministre une phase de rééquilibrage favorable à la sécurité des approvisionnements, dont l’Algérie entend tirer pleinement parti.
Diversification des marchés et montée en puissance du GNL algérien
Mohamed Arkab, a également mis en avant la stratégie nationale engagée, laquelle selon ses dires, ne se limite plus au renforcement des partenariats européens, partenaires naturels historiques de l’Algérie. «Elle intègre désormais une diversification progressive et ambitieuse» des débouchés, portée par le développement accéléré des capacités de Gaz Naturel Liquéfié (GNL). Cette orientation permet d’accéder à de nouveaux marchés émergents et de renforcer la flexibilité des exportations algériennes face aux aléas du marché mondial.
Algeria Bid Round 2026 : un signal fort à l’international
Par ailleurs, le conférencier évoquera le lancement de l’appel d’offres « Algeria Bid Round 2026 », qui constitue selon M.Arkab, l’un des temps forts de cette stratégie. « Ce dispositif traduit l’engagement concret de l’Algérie à ouvrir son secteur des hydrocarbures dans un cadre transparent, stable et attractif, caractérisé par : un cadre juridique modernisé et flexible, des formules contractuelles diversifiées adaptées aux profils d’investisseurs, des incitations fiscales compétitives et une numérisation des procédures pour simplifier l’accès au marché
TSGP : l’Algérie consolide son rôle de «hub continental»
Parmi les projets structurants évoqués, le gazoduc transsaharien illustre l’ambition de l’Algérie de s’imposer comme un carrefour énergétique régional et continental. Ce projet stratégique, combiné au développement continu des infrastructures existantes, vise à intégrer davantage l’Afrique dans les flux énergétiques mondiaux, tout en renforçant la valeur ajoutée industrielle générée sur le territoire algérien.
Enfin, le développement pétrolier et gazier s’inscrit aujourd’hui dans une logique de responsabilité environnementale pleinement intégrée aux conditions d’exploitation. Les engagements portent notamment sur : la réduction du torchage de gaz, la diminution des émissions de méthane et l’intégration de solutions bas-carbone dans les projets d’exploration et de production.
L’ambition affichée pour 2030 dépasse la simple valorisation des ressources du sous-sol. L’Algérie entend se transformer en un pôle énergétique régional à haute valeur industrielle, en convertissant ses richesses naturelles en leviers de développement économique durable, adossés à des partenariats stratégiques mutuellement bénéfiques dans le domaine de la sécurité énergétique mondiale.
