L’Algérie vient de lancer la seconde édition de l’« Algeria Bid Round », et ce, après le succès retentissant de l’édition 2024, où le pays avait raflé près d’un milliard de dollars d’investissement.
Ainsi, cette initiative pilotée par l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT) et Sonatrach, s’inscrit dans l’objectif national d’augmenter la production gazière à 200 milliards de m³ par an d’ici 2029, contre 120 milliards actuellement.
Les nouveautés de l’Algeria Bid Round 2026
En effet, dans son allocution, M.Mohamed Arkab, ministre des hydrocarbures, a inscrit l’Algeria Bid Round 2026 dans la «vision stratégique» de l’État visant à renforcer l’attractivité du secteur des hydrocarbures et à valoriser les ressources nationales. Il a rappelé que l’édition 2024 avait suscité un «intérêt international croissant», témoignant de la confiance des investisseurs étrangers dans le climat des affaires algérien.
Pour l’intervenant, l’édition 2026 s’appuie sur cette dynamique en proposant :
• Des procédures simplifiées et numérisées
• Des délais administratifs réduits
• Des incitations compétitives pour l’attribution des contrats
En plus de ces facilitations, l’édition 2026, le ministre d’État a mis en avant les garanties offertes par la loi sur les hydrocarbures 19-13, qui assure un environnement d’investissement protégeant à la fois les intérêts de l’État algérien et les attentes légitimes des investisseurs étrangers.
L’Algérie, acteur énergétique fiable sur les marchés mondiaux
Par ailleurs, Mohamed Arkab, a réaffirmé le «rôle central»
de l’Algérie comme fournisseur énergétique stable et durable, s’appuyant sur :
• Une position géographique stratégique
• Des ressources naturelles abondantes en gaz et pétrole
• Des infrastructures développées de transport et d’exportation
• Un capital humain hautement qualifié
• Une base industrielle nationale capable de fournir des équipements aux normes internationales
Dans le même ordre d’idées, le ministre a insisté sur le rôle stratégique de la «sous-traitance industrielle», mettant en avant la contribution des PME et des start-up algériennes dans la fourniture de services techniques spécialisés et le renforcement du contenu local dans le secteur des hydrocarbures.
L’environnement au cœur des enjeux
Enfin, l’Algeria Bid Round 2026 s’inscrit également dans une démarche de durabilité environnementale. Arkab a souligné l’engagement de l’Algérie à :
• Réduire les émissions de gaz à effet de serre
• Limiter le torchage du gaz
• Surveiller et réduire les émissions de méthane
• Développer des projets de capture et stockage du carbone
• Améliorer l’efficacité énergétique du secteur
Il a par ailleurs confirmé que le gaz naturel restera un pilier du mix énergétique durant la phase de transition, tout en annonçant le développement de projets prometteurs dans le domaine de l’hydrogène, ouvrant de nouvelles perspectives de partenariat.
Pour 2026, Mohamed Arkab prévoit une hausse de 2 % de la production initiale commerciale d’hydrocarbures, qui devrait atteindre 193 millions de tonnes équivalent pétrole, soutenue par l’augmentation de la production de pétrole brut et de gaz.
Le développement de l’industrie pétrochimique et du raffinage se poursuivra, avec la construction de la nouvelle raffinerie de Hassi Messaoud (5 millions de tonnes/an), ainsi que d’autres projets, notamment une unité de craquage de fuel à Skikda et la conversion de naphta à Arzew pour la production de carburants.
