Avant même le coup d’envoi, joueurs, staff et supporters de l’USMA ont été agressés par des supporters de l’OC SAFI au Maroc dans une soirée cauchemardesque.
La demi-finale retour de la Coupe de la Confédération africaine entre l’Olympique de Safi et l’USM Alger a viré au scandale ce dimanche soir au stade El Massira.
Avant même le coup d’envoi, des supporters marocains ont envahi la pelouse, agressé joueurs, staff et supporters algériens, plongeant la rencontre dans un chaos indescriptible.
Des scènes de violence inacceptables avant le coup d’envoi
Ce devait être un sommet du football maghrébin. Ce fut une honte. À l’approche du coup d’envoi prévu à 20h00, des supporters de Safi ont envahi la pelouse, semant la panique dans l’enceinte.
Joueurs et membres du staff de l’USMA ont été physiquement agressés, bousculés et frappés. Les supporters algériens présents dans le stade n’ont pas été épargnés non plus.
Sur les panneaux publicitaires, des messages politiques en lien avec le Sahara occidental ont été délibérément affichés, ajoutant une dimension provocatrice supplémentaire à une atmosphère déjà explosive.
L’USMA aux vestiaires, le match suspendu pendant plus d’une heure
Face à l’ampleur du chaos et à l’impossibilité de garantir leur sécurité, les joueurs de l’USM Alger et le corps arbitral ont quitté la pelouse pour se réfugier aux vestiaires. La situation est restée bloquée durant plus de 80 minutes, semant la confusion totale. Après d’intenses tractations, et malgré les agressions subies, l’USMA a fait le choix courageux de disputer la rencontre. Le coup d’envoi a finalement été donné à 21h20.
La CAF appelée à sanctionner sévèrement les responsables marocains
Ces incidents intolérables posent une nouvelle fois la question de la crédibilité de la Confédération africaine de football. L’instance dirigeante du football continental, dont la gestion est régulièrement pointée du doigt, se doit cette fois de prendre ses responsabilités et de sanctionner exemplairement l’Olympique de Safi et ses supporters. Le football africain mérite mieux que ces dérives répétées.