Au terme des consultations menées au titre de l’Article IV pour l’exercice 2026, achevées le 11 septembre dernier, le Fonds monétaire international (FMI) a rendu des conclusions.
Ces dernières, sont particulièrement favorables sur la santé financière du pays, saluant la résistance de ses indicateurs majeurs et la concrétisation progressive de ses chantiers de diversification.
Selon l’évaluation de l’institution de Bretton Woods, l’activité économique a franchi un palier en 2025, enregistrant une hausse de son produit intérieur brut de 3,9 %, contre 3,7 % l’année précédente. Cette accélération s’explique en grande partie par le maintien d’une politique ambitieuse d’investissements publics, qui continue de jouer un rôle de moteur central pour la production nationale.
L’impulsion décisive du secteur hors hydrocarbures
Au-delà de la trajectoire globale, les experts du FMI mettent en lumière la performance des branches hors hydrocarbures, dont la valeur ajoutée a progressé de 4,3 % durant l’année écoulée. Attendu aux alentours de 4 % pour l’exercice 2026, ce secteur témoigne de l’élargissement progressif de la base productive du pays et d’une moindre dépendance aux ressources énergétiques traditionnelles.
Pour l’année en cours, l’organisation multilatérale anticipe un maintien de cette dynamique avec une prévision de croissance fixée à 3,8 %. Les perspectives à court terme restent solidement orientées à la hausse, appuyées par la fermeté des cours mondiaux du pétrole et du gaz. Ce contexte porteur devrait stimuler les recettes fiscales ainsi que les flux d’exportation, offrant à l’État des marges de manœuvre budgétaires renouvelées pour consolider ses réserves.
Rééquilibrage des échanges et redressement des comptes publics
La balance commerciale de l’Algérie devrait connaître une nette amélioration au cours des prochains mois. Selon les projections prospectives du FMI couvrant la période 2023-2031, les exportations passeront de 15,8 % du PIB en 2025 à 19,3 % en 2026. Dans le même temps, le niveau des importations enregistrera une contraction notable, glissant de 21,9 % à 18,5 % du PIB.
Sur le plan des finances publiques, l’exercice 2025 a été marqué par une résorption manifeste du déficit budgétaire. Ce resserrement a notamment été rendu possible par l’apport exceptionnel de dividendes versés à l’État par les grandes entreprises publiques ainsi que par la Banque d’Algérie.
Solidité bancaire et reconnaissance internationale
Sur le plan monétaire, le rapport souligne la résilience du système financier national, décrivant un secteur bancaire liquide, rentable et doté de fonds propres solides. Le FMI a exprimé son soutien aux réformes engagées par les autorités pour moderniser la gouvernance des établissements publics, accroître l’inclusion financière et perfectionner le cadre de supervision de la liquidité.
Enfin, les administrateurs du Fonds ont adressé leurs félicitations au gouvernement algérien pour les progrès accomplis en matière de conformité financière, matérialisés par la sortie rapide du pays de la liste des juridictions sous surveillance renforcée du Groupe d’action financière (GAFI).
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