Dans un communiqué publié ce mardi 28 juillet 2026, le groupe parlementaire du Front des Forces Socialistes (FFS) a officialisé sa décision de s’abstenir lors du vote pour l’élection du président de l’Assemblée Populaire Nationale (APN).
Une décision forte que le plus ancien parti d’opposition justifie par son refus d’avaliser un processus dépourvu de concertation.
Par ce boycott symbolique mais assumé, le Front des Forces Socialistes (FFS) entend marquer son indépendance vis-à-vis des manœuvres politiciennes au sein de la chambre basse du Parlement. Les députés de la formation politique refusent de cautionner ce qu’ils qualifient de « simples arrangements d’appareil », déplorant l’absence totale de dialogue au préalable.
Le boycott comme « acte de fidélité» envers les électeurs
Pour le FFS, cette abstention n’est pas un refus d’agir, mais une réaffirmation des principes fondateurs de son contrat de législature. Élus sur la base d’un programme axé sur la démocratie, les libertés individuelles, la justice sociale et la souveraineté populaire, les parlementaires soulignent que ce mandat est leur « unique boussole ».
En choisissant de ne pas participer au vote du président de l’APN, le parti entend se positionner comme une opposition patriotique, démocratique et indépendante.
« Notre engagement demeure celui d’une opposition de conviction qui refuse aussi bien la complaisance que l’obstruction systématique », précise le communiqué du groupe parlementaire.
Une dénonciation ferme des restrictions et des atteintes aux libertés
Au-delà de la conduite du vote à l’APN, le FFS a profité de cette prise de parole pour aborder des sujets brûlants de l’actualité politique et sociale :
- Maintien d’un groupe parlementaire cohérent : Malgré les contraintes imposées par le nouveau règlement intérieur de l’APN — qui durcit les conditions de constitution des groupes —, le FFS a réussi à maintenir sa propre structure. Le parti rappelle que la valeur d’un groupe réside dans sa cohérence politique et son indépendance, et non dans le nombre de ses sièges.
- Condamnation de la dissolution du Cnapeste : Le groupe parlementaire a fermement condamné la dissolution du syndicat d’enseignants Cnapeste, survenue le même jour, y voyant une atteinte directe au pluralisme syndical et à l’État de droit.
Quelle suite pour le FFS à l’Assemblée ?
Malgré ce boycott initial, les députés du FFS affirment qu’ils entendent utiliser l’APN comme une tribune pour porter les revendications des citoyens. Le parti prévoit d’adopter une posture de vigilance, de contrôle de l’action gouvernementale et de proposition.
Pour orchestrer cette stratégie d’opposition à l’Assemblée, la direction du FFS a annoncé qu’elle procéderait à la désignation du président de son groupe parlementaire dans les prochains jours.
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