Le ministre d’État chargé des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a reçu ce lundi à Alger le vice-secrétaire d’État américain Christopher Landau, en visite de travail en Algérie.
Une rencontre à haute teneur économique et énergétique, tenue en présence du PDG de Sonatrach, Noureddine Daoudi, qui confirme la montée en puissance du partenariat algéro-américain dans le secteur stratégique des hydrocarbures.
Sonatrach-ExxonMobil-Chevron : un axe tripartite en expansion
En effet, au centre des échanges : l’état d’avancement de la coopération entre le groupe national Sonatrach et les géants américains ExxonMobil et Chevron. Le ministre Arkab a appelé à élargir ces partenariats au-delà de l’exploration et de la production, en intégrant l’industrie de transformation, les technologies de réduction des émissions carbone, ainsi que la recherche, le développement et la formation aux technologies avancées liées au secteur pétrolier et gazier.
Cette dynamique s’inscrit dans un contexte de repositionnement stratégique de l’Algérie sur l’échiquier énergétique mondial, à l’heure où les marchés européens et atlantiques cherchent à diversifier leurs sources d’approvisionnement.
Une stratégie nationale ouverte aux investisseurs américains
Par ailleurs, Mohamed Arkab a présenté à son interlocuteur la feuille de route du secteur algérien des hydrocarbures, articulée autour de quatre piliers économiques majeurs :
• L’intensification de l’exploration et l’augmentation des capacités de production ;
• Le développement de la pétrochimie et la valorisation des ressources en aval ;
• Le renforcement du contenu local pour maximiser la valeur ajoutée nationale
• Un environnement d’investissement attractif,adossé à un cadre juridique incitatif et des procédures administratives simplifiées.
Le ministre a explicitement invité les entreprises américaines à saisir les «opportunités disponibles», qu’il s’agisse de l’exploration de nouveaux champs, de la numérisation du secteur, du déploiement de solutions technologiques modernes ou des projets de réduction de l’empreinte carbone.
Washington salue le climat des affaires algérien
De son côté, Christopher Landau a exprimé sa «satisfaction» quant au niveau des relations bilatérales entre les deux pays, soulignant la «confiance croissante» des entreprises américaines envers le marché algérien.
Le vice-secrétaire d’État a également réaffirmé l’intérêt de ces opérateurs à renforcer leur présence en Algérie à travers des partenariats industriels de long terme, signal fort d’un ancrage durable des intérêts économiques américains dans le secteur énergétique algérien.
Cette rencontre au sommet intervient dans un contexte géopolitique où l’Algérie, premier producteur de gaz naturel en Afrique, s’affirme comme un fournisseur énergétique incontournable. L’élargissement envisagé de la coopération à des secteurs connexes — équipements pétroliers et gaziers, innovation technologique, transition énergétique — témoigne d’une volonté commune de bâtir un «partenariat économique global», dépassant le seul cadre des hydrocarbures bruts.
