Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), revient à la charge. Après avoir dénoncé le « blocage organisé» dans la délivrance des formulaires de parrainages, cette formation politique, sonne de nouveau l’alerte.
Ainsi, à l’approche des élections législatives du 2 juillet 2026, le parti dirigé par Atmane Mazouz, tire encore une fois la sonnette d’alarme. Entre «blocages administratifs» dans la collecte des signatures, «défaillances techniques» et «exclusion» médiatique, le parti dénonce une «grave atteinte» à l’égalité électorale.
Parrainages : le RCD déplore un «parcours du combattant»
En effet, dans un communiqué rendu public ce 27 avril 2026, le RCD pointe du doigt de nombreuses communes qui refuseraient selon ce parti de légaliser les formulaires de parrainage.
Cette formation politique, explique que les motifs invoqués, vont de l’«absence d’instructions claires» ou l’«indisponibilité» des délégués habilités, tout en estimant ces motifs « inacceptables ». Le parti note une concentration de ces incidents dans plusieurs wilayas clés, notamment : Alger, Biskra, Khenchela, Batna, Tamanrasset, Boumerdès, Batna, Illizi et Tlemcen. Pour le RCD, ces pratiques ne sont pas des incidents isolés mais traduisent une « volonté d’instaurer une sélection administrative des acteurs en lice ».
Bugs techniques et opacité
Outre les entraves physiques, le parti dénonce des «dysfonctionnements» sur la plateforme numérique d’inscription sur les listes électorales. Selon les rédacteurs dudit document, des demandes validées en apparence auraient été rejetées par la suite, risquant d’exclure de nombreux citoyens du scrutin. Autre grief soulevé par ce parti, celui relatif à ce qu’il qualifie d’« opacité» qui pèserait sur la représentation de la diaspora. Le RCD exige «une transparence totale» sur la répartition des sièges de la communauté nationale établie à l’étranger, un point de tension majeur dans l’organisation de ce scrutin.
Médias publics : le RCD dénonce une « invisibilisation »
Par ailleurs, le volet médiatique cristallise également la colère du parti. Ce dernier, accuse les médias publics et parapublics de pratiquer un « traitement clientéliste » de l’information. « Alors que d’autres formations bénéficient d’une couverture régulière, le RCD demeure exclu des espaces d’expression audiovisuelle », déplore le communiqué. Dans ce sens, le RCD interpelle directement l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV)et l’ANIE sur ce «déséquilibre» qui, selon lui, fausse les règles de la compétition démocratique.
Les cinq « exigences » du RCD
Enfin et face à ce qu’il qualifie de « dérives », le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie exige une série de mesures immédiates :
- Levée des obstacles administratifs pour la légalisation des signatures.
- Activation des notaires et huissiers pour certifier les parrainages.
- Correction des bugs numériques et prolongation des délais d’inscription si nécessaire.
- Accès équitable aux médias pour tous les partis politiques.
- Création d’une plateforme sécurisée pour la validation électronique des parrainages à l’avenir.
En conclusion, le RCD prévient que la crédibilité des législatives de juillet 2026 dépendra de la capacité des institutions à garantir un cadre « ouvert et loyal ». Le parti appelle à la mobilisation des citoyens pour défendre le droit à une participation libre et équitable.
