Pour faire barrage aux tentatives malhonnêtes, voire fallacieuses de Kamel Daoud afin de politiser sa condamnation à trois ans de prison pour son livre « Houris », la justice vient de sortir de sa réserve et couper court aux manœuvres de l’écrivain.
Ainsi, ce lundi 27 avril 2027, le procureur général adjoint près la cour d’Oran, apporte des précisions et éclaircissements concernant le procès et la condamnation de l’écrivain Kamel Daoud.
Une procédure initiée par les victimes, non par l’État
En effet, intervenant sur la chaîne AL24 News, le magistrat a tenu à préciser les contours juridiques d’une affaire qui suscite de nombreuses réactions. L’un des points centraux de cette déclaration concerne l’origine de l’action judiciaire.
Contrairement aux allégations de Daoud, qui fait feu de tout bois sur les plateaux et les médias en France, assurant que sa condamnation relèverait selon ses dires du « procès politique », le ministère public affirme qu’il n’est pas à l’initiative des poursuites. « La mise en mouvement de l’action publique ainsi que l’enclenchement des procédures pénales ont été faits par les victimes et non pas par le ministère public », soutient le procureur de la République.
Kamel Daoud condamné par défaut à 3 ans de prison
Par ailleurs, il a rappelé que le Code de procédure pénale algérien permet à toute victime de déposer une plainte avec constitution de partie civile auprès d’un juge d’instruction, obligeant ce dernier à ouvrir une enquête, indépendamment de la volonté du parquet.
Le procureur a détaillé le déroulement de l’instruction, qui a duré plus d’un an. Selon ses déclarations, l’auteur a été convoqué à plusieurs reprises par la justice, sans succès.
Les points clés de la procédure :
• Absence aux convocations : Le magistrat souligne que Kamel Daoud a eu l’opportunité de se présenter devant le juge d’instruction pour assurer sa défense, mais ne l’a pas fait.
• Tribunal de Tlemcen : Après la clôture de l’instruction, l’affaire a été renvoyée devant la section des délits du tribunal de Tlemcen.
• Condamnation par défaut : En l’absence du prévenu malgré plusieurs citations à comparaître, le tribunal a prononcé une peine de 3 ans d’emprisonnement ferme.
Outre la peine de prison (fixée au minimum légal selon le procureur), le jugement inclut une amende ainsi qu’une indemnisation au profit de l’association s’étant portée partie civile. Cette sortie médiatique vise à réaffirmer que la procédure a suivi un cadre strictement légal et contradictoire, tout en mettant en avant le droit des victimes à demander réparation devant la justice algérienne.
