L’Algérie franchit un cap symbolique en matière de santé publique.
Ainsi, le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a annoncé lors de la 79e Assemblée mondiale de la santé à Genève que l’espérance de vie des Algériens a atteint 80 ans, fruit d’une politique sanitaire construite sur plusieurs décennies.
80 ans d’espérance de vie : un indicateur clé
En effet, l’annonce a été faite le 19 mai 2026 devant les délégations de l’OMS réunies sous le thème « Repenser la santé mondiale : une responsabilité partagée ». Ce chiffre place l’Algérie dans une position comparable à plusieurs pays à revenus intermédiaires avancés, et marque une progression sensible par rapport aux décennies précédentes.
Le ministre a attribué cette évolution aux réformes engagées dans plusieurs secteurs stratégiques : la santé maternelle et infantile, la couverture médicamenteuse nationale, et l’élimination progressive de plusieurs maladies infectieuses.
Un système de santé en cours de modernisation
Au-delà du chiffre, Aït Messaoudène a détaillé les axes de la prochaine étape : renforcement des infrastructures hospitalières, numérisation du système de santé, formation des ressources humaines et développement de la médecine de proximité — le tout en maintenant la gratuité des soins comme principe non négociable.
La couverture sanitaire universelle a été présentée comme une priorité stratégique face aux défis actuels : pandémies, crises climatiques et inégalités d’accès aux soins à l’échelle mondiale.
Par ailleurs et sur le plan international, le ministre a exprimé l’inquiétude de l’Algérie face à la situation humanitaire en Palestine, appelant à la protection des civils et du personnel médical et à la libre circulation de l’aide humanitaire. Il a également rappelé l’engagement africain de l’Algérie via l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement, mise en place sous l’impulsion du président Tebboune.
