Dans le cadre du renforcement de la sécurité sanitaire nationale, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, est passé à l’action.
Ce jeudi 23 avril 2026, il a procédé à l’installation d’une commission pluridisciplinaire chargée d’émettre un avis sur la liste des médicaments essentiels, en adéquation avec les besoins thérapeutiques et les avancées scientifiques.
Ainsi et dans un contexte de « rupture partielle » de Levothyrox, un médicament, indispensable au traitement de l’hypothyroïdie, pour ne citer que ce traitement, le département de Ouacim Kouidri a décidé d’agir en amont des crises périodes que connaît le secteur pharmaceutique en Algérie.
Cibler les besoins réels
En effet, la mise en place officielle d’une commission d’experts pluridisciplinaires, aura pour principal objectif de contribuer à l’actualisation de la liste nationale des médicaments dits essentiels.
Par ailleurs, le ministre a souligné que les travaux de cette commission permettront de tracer les contours d’une stratégie nationale de production pharmaceutique, fondée sur les besoins thérapeutiques réels des citoyens. Il a précisé que cette démarche traduit la volonté des pouvoirs publics de consolider le système de santé et de garantir la disponibilité de médicaments efficaces et de qualité, conformément aux orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à assurer l’accès aux traitements pour tous les patients.
Un panel d’experts réputés
S’agissant de la composition de la commission, celle-ci est présidée par le professeur Amar Tbaibia et regroupe 21 membres issus de plusieurs secteurs stratégiques, notamment la Défense nationale, l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique, la Santé, ainsi que le Travail, l’Emploi et la Sécurité sociale.
Elle inclut également des représentants d’organismes spécialisés tels que l’Agence nationale de sécurité sanitaire, l’Agence nationale des produits pharmaceutiques, la Pharmacie centrale des hôpitaux, l’Institut Pasteur, ainsi que le Centre national de pharmacovigilance et de matériovigilance, en plus d’experts en médecine, pharmacie et médecine dentaire.
Le ministre a mis en avant le haut niveau d’expertise des membres, appelé à jouer un rôle déterminant dans l’évaluation scientifique et technique des médicaments, en tenant compte des pathologies les plus répandues dans le pays.
Se mettre au diapason des évolutions scientifiques
Dans la même dynamique, le ministre a affirmé que les conclusions de cette commission permettront d’accompagner les évolutions scientifiques dans le domaine pharmaceutique, tout en assurant la cohérence entre la liste des médicaments essentiels et le programme national de production et d’importation, selon les priorités thérapeutiques.
Pour sa part, le président de la commission a exprimé sa profonde gratitude pour la confiance qui lui a été accordée, affirmant son engagement à accomplir ses missions avec rigueur et responsabilité, dans l’intérêt du pays et au service du citoyen.
