L’Algérie mise énormément sur son secteur minier, afin d’en faire un pilier économique au même titre que les hydrocarbures.
Ainsi et après avoir achevé le projet de Gara Djebilet et entamé la réalisation de la mine de Zinc et de plomb de Tala Hamza, le pays se tourne désormais vers la concrétisation du projet intégré d’exploitation du phosphate des mines de Tébessa et Souk Ahras.
Le secteur minier, pilier de la diversification économique de l’Algérie
Dans ce contexte, le président Tebboune a donné, lors du Conseil des ministres, des «instructions fermes» pour accélérer la transformation du secteur minier algérien en véritable levier économique, avec comme objectif prioritaire le lancement des exportations de phosphate avant mars 2027.
En effet, le président de la République a réaffirmé que le plan économique national place le secteur minier au cœur de la stratégie de «rupture» avec la dépendance aux hydrocarbures. Le phosphate est désormais considéré comme un générateur de richesses stratégiques pour la phase actuelle et future du développement du pays.
Phosphate : les quatre chantiers prioritaires
En premier lieu, le chef de l’État, a chargé le ministre du secteur de faire entrer l’Algérie dans la «phase d’exportation» de phosphate «au plus tard» en mars 2027, en lien direct avec l’achèvement du quai minier du port d’Annaba.
Ensuite, le «lancement immédiat» des unités de traitement de Bled El Hadba, ainsi que la construction «sans délai» d’unités de traitement de la matière première extraite du gisement de phosphate de Bled El Hadba, en parallèle de son exploitation active.
La réalisation d’entrepôts dédiés au stockage de l’urée et l’ammoniac, conformes aux normes techniques internationales de stockage de ces produits chimiques sensibles.
Et enfin, le enforcement de la coopération Algérie-Chine dans la construction, l’extension et le dragage du port d’Annaba, pour la livraison du quai minier avant fin mars 2027.
