Dans un contexte énergétique mondial assez tendu et où les cours du gaz et du pétrole connaissent ces derniers jours un bond fulgurant, un pays européen s’en remet à la Russie. Il s’agit de la Hongrie.
Ainsi, ce lundi 9 mars 2026, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a annoncé lundi que les prix des carburants seraient plafonnés à partir de minuit heure locale, afin de «protéger» les Hongrois face à la flambée des prix du pétrole en raison de la guerre au Moyen-Orient, tout en exhortant les pays de l’Union européenne à lever l’embargo contre le gaz russe.
La Hongrie plafonne les prix
En effet et dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, Viktor Orban a indiqué « introduire un prix protégé pour l’essence et le diesel, au-dessus duquel les prix de détail ne pourront pas aller », a déclaré M. Orban.
La Hongrie est le deuxième pays de l’Union européenne après la Croatie plus tôt dans la journée à annoncer un plafonnement du prix des carburants. Dans la foulée, le président hongrois, a souligné que gouvernement a pris la décision de «libérer des réserves» de l’Etat pour garantir l’approvisionnement, et précisé que le « prix protégé » ne s’appliquera qu’aux véhicules immatriculés et enregistrés en Hongrie.
Budapest interpelle Bruxelles
Quelques minutes plus tard, le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto a appelé l’Union européenne (UE) à «lever immédiatement» son interdiction sur les importations de pétrole et de gaz russes, avertissant que l’escalade des tensions au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz menacent l’approvisionnement énergétique mondial.
Dans un message publié sur la plateforme sociale de la société X, basée aux États-Unis, Szijjarto a indiqué que l’UE est particulièrement vulnérable, ayant déjà réduit la majorité de ses importations d’énergie russe, ce qui expose le bloc à d’éventuelles perturbations en provenance du Moyen-Orient. « Avec l’escalade de la guerre au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz, une part importante de l’approvisionnement énergétique mondial est désormais menacée », a-t-il déclaré. Et de conclure « Si Bruxelles maintient les sanctions, cela causera de graves dommages aux peuples européens et à l’économie européenne ».