Dans un contexte de fortes tensions géopolitiques et de perturbations des routes maritimes dans le Golfe, l’Algérie tire son épingle du jeu.
Ainsi, le pays enregistre une nette hausse de ses exportations de gaz naturel liquéfié (GNL), portée par une demande européenne en forte croissance.
Une forte hausse des exportations de gaz
En effet, les exportations algériennes de gaz naturel liquéfié (GNL), ont fortement augmenté au début du mois de mars. Elles ont dépassé 462 000 tonnes sur les deux premières semaines, contre 265 000 tonnes durant la même période en février, soit une hausse de 74%, selon le site spécialisé Attaqa
De plus, la progression est visible d’une semaine à l’autre : les volumes sont passés de 201 000 tonnes à 261 000 tonnes, ce qui montre une demande en forte accélération.
La position géographique : le point fort de l’Algérie
Ensuite, cette performance s’explique en grande partie par la position stratégique de l’Algérie, proche des marchés européens. Contrairement aux pays du Golfe, touchés par les perturbations dans le détroit d’Ormuz, l’Algérie a pu assurer ses livraisons sans difficulté.
Par ailleurs, les autorités semblent vouloir profiter de cette situation, en augmentant les capacités d’exportation et en saisissant les opportunités sur le marché international.
Une reprise après un début d’année difficile
Cependant, cette hausse intervient après une période plus faible. En janvier 2026, les exportations étaient tombées à 440 000 tonnes, avant de remonter à 672 000 tonnes en février. Ces niveaux restent encore en dessous de la moyenne habituelle d’environ un million de tonnes par mois.
Ainsi, la situation actuelle représente une opportunité pour relancer durablement les exportations, à condition d’améliorer les infrastructures et les capacités de production.
Des clients européens de plus en plus nombreux
Du côté des importateurs, la France a nettement augmenté ses achats, passant de 65 000 à plus de 108 000 tonnes en une semaine.
De son côté, la Turquie maintient des volumes importants, avec un total de 136 000 tonnes depuis le début du mois.
En outre, l’Espagne a repris ses importations après trois mois d’arrêt, tandis que la Croatie a effectué un nouvel achat, signe que de nouveaux clients européens se tournent vers l’Algérie.
Un recul temporaire des exportations
En revanche, les exportations de pétrole brut ont baissé au début du mois de mars. Elles sont passées à 270 000 barils par jour, contre 350 000 en février, soit une baisse de 22,7%.
Néanmoins, la situation s’est améliorée durant la deuxième semaine, avec une remontée à 336 000 barils par jour.
Un changement dans les pays acheteurs
Dans ce contexte, le Royaume-Uni et l’Espagne figurent parmi les principaux acheteurs de pétrole algérien, avec plus de 110 000 barils par jour chacun.
Par ailleurs, les Pays-Bas ont fait leur retour parmi les clients importants, ce qui montre un intérêt croissant pour le pétrole algérien.
À l’inverse, la France, présente au début du mois, n’apparaît plus parmi les principaux importateurs par la suite.
Une opportunité à saisir
En conclusion, l’Algérie bénéficie clairement de la situation actuelle sur les marchés mondiaux de l’énergie. Toutefois, pour maintenir cette dynamique, le pays devra renforcer ses capacités et moderniser ses infrastructures afin de répondre durablement à la demande internationale.
