L’ancienne ministre française Ségolène Royal tire la sonnette d’alarme. Face à l’effondrement de l’influence de la France en Algérie et en Afrique, elle pointe du doigt la politique d’Emmanuel Macron, l’accusant à demi-mot d’avoir sacrifié les intérêts stratégiques du pays pour s’aligner sur les positions de l’extrême droite.
En pleine campagne pour la primaire socialiste en vue de la présidentielle de 2027, la présidente de l’association d’amitié France-Algérie appelle à une reconstruction diplomatique urgente.
Le constat amer de Ségolène Royal : « La France se fait remplacer »
C’est un véritable cri d’alarme que Ségolène Royal a lancé sur la plateforme X (ex-Twitter). Selon elle, la France subit un déclassement économique et géopolitique sans précédent au Maghreb. Pendant que Paris multiplie les faux pas, les voisins européens s’engouffrent dans la brèche algérienne :
- L’Italie multiplie les contrats dans l’énergie et les travaux publics.
- L’Allemagne s’impose sur les marchés d’avenir comme l’hydrogène vert et l’automobile.
- L’Espagne, via son Premier ministre Pedro Sánchez, s’apprête à sceller des partenariats industriels, agricoles et portuaires majeurs.
« La France se fait remplacer, après avoir été évincée du Sahel et de l’Afrique francophone, à cause d’une politique diplomatique calamiteuse », fustige-t-elle, déplorant l’arrêt brutal des chantiers stratégiques de nos entreprises nationales.
Le virage d’Emmanuel Macron vers l’extrême droite pointé du doigt
Derrière ce diagnostic sans concession se cache une critique politique acerbe de l’actuel chef de l’État. En privilégiant des postures dictées par l’agenda idéologique de l’extrême droite, Emmanuel Macron a, selon ses détracteurs, saboté la relation historique et bilatérale entre Paris et Alger.
En ravivant les tensions mémorielles et en s’alignant sur des thématiques chères aux milieux nationalistes, le gouvernement français a plongé les relations franco-algériennes dans une impasse. Un choix que Ségolène Royal qualifie de « polémiques politiciennes au mépris des évidences stratégiques ». Pour l’ancienne candidate à la présidentielle, la France ne peut pas se payer le luxe de rompre le dialogue avec la rive sud de la Méditerranée pour de simples calculs de politique intérieure.
Objectif Élysée 2027 : Reconstruire une diplomatie « respectueuse »
Cette prise de position n’a rien d’anodin dans le calendrier politique actuel. Ségolène Royal, aujourd’hui présidente de l’association d’amitié France-Algérie, est officiellement candidate à la primaire du Parti socialiste (PS) pour l’élection présidentielle de 2027.
Sa feuille de route internationale est déjà claire : rompre avec l’arrogance perçue de la doctrine Macron pour restaurer un climat de confiance avec les partenaires méditerranéens.
« En 2027, il faudra reconstruire une diplomatie clairvoyante et constructive, calme et respectueuse », projette la candidate socialiste.
Pour Ségolène Royal, s’entendre de manière fructueuse avec l’Algérie n’implique en rien de s’aligner sur les options politiques d’un État souverain, mais exige un respect mutuel qui semble aujourd’hui avoir déserté le quai d’Orsay. La bataille pour 2027 est lancée, et la politique étrangère s’annonce d’ores et déjà comme l’un de ses terrains d’affrontement majeurs.
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