L’Algérie et les États-Unis franchissent une nouvelle étape dans leur coopération agricole.
Ainsi, les deux pays ont conclu un accord permettant l’exportation d’ovins américains vers le marché algérien, une mesure qui s’inscrit dans le cadre du renforcement des échanges agricoles entre Alger et Washington.
Un accord conclu entre les ministères de l’Agriculture des deux pays
En effet, l’annonce a été faite lundi 15 juin par l’ambassade des États-Unis à Alger, qui a indiqué que le marché algérien est désormais ouvert aux exportations de moutons américains destinés à l’abattage sur le territoire national. Selon la représentation diplomatique américaine, cet accord résulte d’une entente entre le ministère américain de l’Agriculture et le ministère algérien de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche.
Les deux parties ont ainsi convenu d’autoriser l’exportation de moutons américains vers l’Algérie afin de répondre aux besoins du marché national. Les animaux importés seront exclusivement destinés à l’abattage.
Une politique d’importation déjà engagée par l’Algérie
Cette décision intervient alors que l’Algérie a multiplié ces derniers mois les opérations d’importation d’ovins pour faire face à la demande croissante du marché. Des cargaisons en provenance notamment d’Espagne et de Roumanie ont déjà été réceptionnées dans le cadre des préparatifs de l’Aïd El-Adha 2026. Au total, près d’un million de moutons ont été importés pour cette occasion.
Les pouvoirs publics ont également renforcé les importations de bétail afin d’assurer l’approvisionnement du marché en viande rouge et de limiter la hausse des prix, dans un contexte marqué par un renchérissement significatif de la viande produite localement.
Washington met en avant la qualité de son cheptel
Dans son communiqué, l’ambassade américaine a souligné l’importance de cet accord pour l’avenir des relations agricoles entre les deux pays. La représentation diplomatique estime que cette ouverture du marché algérien marque « un nouveau chapitre » dans le développement du partenariat agricole bilatéral, tout en consolidant la position des États-Unis comme fournisseur de bétail de haute qualité.
Le projet Baladna, autre pilier de la coopération agricole
Les échanges agricoles entre Alger et Washington ne se limitent toutefois pas au secteur ovin. Ils s’inscrivent également dans le cadre du vaste projet agro-industriel porté par la société Baladna Algérie pour la production de lait en poudre. Pour rappel, en avril dernier, une nouvelle série de contrats liés à ce projet a été signée avec plusieurs partenaires algériens et étrangers spécialisés dans les services agricoles et la fourniture de bovins. La valeur globale de ces contrats dépasse 635 millions de dollars.
Le projet, principalement implanté dans la wilaya d’Adrar, prévoit la création d’une ferme géante d’une capacité de 270.000 têtes de bétail.
30 000 vaches américaines attendues à partir de novembre 2026
Dans le cadre de cette initiative, l’importation des premières vaches destinées au projet devrait débuter en novembre 2026. Les animaux seront acheminés depuis neuf États américains à travers un pont aérien qui s’étalera sur une période de dix mois.
Le programme prévoit l’acquisition de 30.000 vaches, transportées à bord de 109 vols. Chaque rotation devrait permettre l’acheminement d’environ 300 têtes de bétail vers l’Algérie, contribuant ainsi à la concrétisation de l’un des plus importants projets agricoles du pays.
